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	<title>Article Archives - Xavier LAMBERT</title>
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	<description>Avocat Droit Commercial Pontoise</description>
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		<title>Contestation d&#8217;une saisie immobilière : quels moyens de défense lors de l&#8217;audience d&#8217;orientation ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 11:38:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contestation d&#8217;une saisie immobilière : quels moyens de défense lors de l&#8217;audience d&#8217;orientation ? Saisie immobilière : une procédure strictement encadrée par la loi La saisie immobilière constitue l&#8217;une des procédures d&#8217;exécution les plus contraignantes du droit français. Lorsqu&#8217;un créancier dispose d&#8217;un titre exécutoire constatant une créance certaine, liquide et exigible, il peut engager la [&#8230;]</p>
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<h1>Contestation d&#8217;une saisie immobilière : quels moyens de défense lors de l&#8217;audience d&#8217;orientation ?</h1>
<h2>Saisie immobilière : une procédure strictement encadrée par la loi</h2>
<p>La <strong>saisie immobilière</strong> constitue l&#8217;une des procédures d&#8217;exécution les plus contraignantes du droit français. Lorsqu&#8217;un créancier dispose d&#8217;un titre exécutoire constatant une créance certaine, liquide et exigible, il peut engager la vente forcée d&#8217;un bien immobilier afin d&#8217;obtenir le paiement de sa créance.</p>
<p>Pour le propriétaire concerné, chaque étape de la procédure revêt une importance capitale. Toutefois, <strong>l&#8217;audience d&#8217;orientation</strong> représente le moment déterminant de la procédure. C&#8217;est devant le <strong>juge de l&#8217;exécution (JEX)</strong> que le débiteur peut encore faire valoir ses droits, contester les poursuites engagées ou solliciter l&#8217;autorisation de vendre son bien à l&#8217;amiable afin d&#8217;éviter une vente aux enchères souvent moins favorable.</p>
<p>À défaut de contestation recevable ou de demande de vente amiable, le juge ordonnera généralement la poursuite de la procédure vers la <strong>vente forcée</strong>.</p>
<p>Dans cet article, nous nous concentrons exclusivement sur cette audience essentielle et sur les principaux moyens juridiques permettant de contester une saisie immobilière ou, à défaut, d&#8217;en limiter les conséquences.</p>
<hr />
<h1>Pourquoi l&#8217;audience d&#8217;orientation est-elle décisive ?</h1>
<p>L&#8217;audience d&#8217;orientation constitue le véritable pivot de la procédure de saisie immobilière. Les moyens de défense du débiteur doivent, sauf exception, être présentés à ce stade de la procédure.</p>
<p>Conformément à l&#8217;article R. 322-15 du Code des procédures civiles d&#8217;exécution, le juge de l&#8217;exécution est notamment chargé de :</p>
<ul>
<li>vérifier la régularité de la procédure de saisie immobilière ;</li>
<li>contrôler que les conditions légales sont réunies ;</li>
<li>examiner les contestations soulevées par les parties ;</li>
<li>statuer sur les demandes incidentes ;</li>
<li>autoriser, le cas échéant, une vente amiable du bien immobilier ;</li>
<li>ou ordonner la vente forcée du bien.</li>
</ul>
<p>En pratique, cette audience constitue souvent <strong>la dernière occasion de préserver le patrimoine immobilier du débiteur</strong> ou d&#8217;obtenir une solution plus favorable qu&#8217;une adjudication judiciaire.</p>
<hr />
<h1>Les principaux contrôles effectués par le juge de l&#8217;exécution</h1>
<p>La mission du juge ne consiste pas uniquement à constater l&#8217;existence d&#8217;une dette.</p>
<p>Il doit également vérifier que le créancier satisfait aux conditions prévues par l&#8217;article L. 311-2 du Code des procédures civiles d&#8217;exécution. Celui-ci exige notamment que le créancier soit titulaire :</p>
<ul>
<li>d&#8217;un <strong>titre exécutoire</strong> ;</li>
<li>constatant une <strong>créance liquide</strong> ;</li>
<li>et <strong>immédiatement exigible</strong>.</li>
</ul>
<p>Ces trois conditions sont essentielles. Si l&#8217;une d&#8217;elles fait défaut, la régularité même de la procédure de saisie immobilière peut être remise en cause.</p>
<p>L&#8217;avocat du débiteur doit donc procéder à une analyse particulièrement rigoureuse de l&#8217;ensemble du dossier afin d&#8217;identifier toute irrégularité susceptible d&#8217;entraîner la nullité des poursuites ou, à tout le moins, leur suspension.</p>
<hr />
<h1>Quels moyens de contestation peuvent être invoqués ?</h1>
<p>L&#8217;audience d&#8217;orientation offre de nombreuses possibilités de défense.</p>
<p>Selon les circonstances du dossier, il peut notamment être envisagé de contester :</p>
<ul>
<li>la validité du titre exécutoire ;</li>
<li>le caractère liquide ou exigible de la créance ;</li>
<li>le montant effectivement réclamé par le créancier ;</li>
<li>les intérêts, frais et accessoires figurant dans le décompte ;</li>
<li>certaines irrégularités affectant les actes de procédure.</li>
</ul>
<p>Le juge fixe également, dans son jugement d&#8217;orientation, le montant de la créance retenue en principal, intérêts, frais et accessoires, conformément à l&#8217;article R. 322-18 du Code des procédures civiles d&#8217;exécution.</p>
<p>Ce point ne doit jamais être négligé. Une vérification minutieuse des sommes réclamées permet fréquemment de mettre en évidence des erreurs de calcul, des intérêts contestables ou des frais insuffisamment justifiés.</p>
<p>Une contestation sérieusement argumentée peut ainsi conduire à une réduction significative du montant de la dette retenue par le juge.</p>
<hr />
<h1>L&#8217;importance d&#8217;une stratégie de défense adaptée</h1>
<p>Chaque procédure de saisie immobilière présente ses propres particularités.</p>
<p>Selon les pièces produites par le créancier, la nature du titre exécutoire ou encore l&#8217;historique des relations contractuelles entre les parties, plusieurs moyens de défense peuvent être cumulés.</p>
<p>L&#8217;intervention d&#8217;un <strong>avocat expérimenté en saisie immobilière</strong>, intervenant devant le juge de l&#8217;exécution de Pontoise et des juridictions du Val-d&#8217;Oise, permet d&#8217;identifier les irrégularités susceptibles d&#8217;être invoquées dès l&#8217;audience d&#8217;orientation et de définir la stratégie la plus adaptée à la situation du débiteur.</p>
<p>Dans la suite de cet article, nous examinerons les principaux moyens de contestation susceptibles d&#8217;être soulevés devant le juge de l&#8217;exécution, notamment ceux relatifs au surendettement, à la vente amiable, à la déchéance du terme, au calcul des intérêts, au montant de la créance ou encore au caractère disproportionné de la procédure de saisie immobilière.</p>
<h1>Le surendettement et la saisie immobilière : quelles solutions pour protéger votre bien ?</h1>
<p>Lorsqu&#8217;un débiteur rencontre de graves difficultés financières, la procédure de <strong>surendettement</strong> peut constituer une solution efficace pour suspendre les poursuites engagées par les créanciers, notamment en matière de <strong>saisie immobilière</strong>. L&#8217;assistance d&#8217;un <strong>avocat en droit bancaire et en saisie immobilière à Pontoise (Val-d&#8217;Oise)</strong> permet d&#8217;analyser la situation, de défendre vos droits et de mettre en œuvre la stratégie la plus adaptée.</p>
<h2>La recevabilité du dossier de surendettement suspend automatiquement les poursuites</h2>
<p>Conformément à l&#8217;article L.722-2 du Code de la consommation, la décision de recevabilité rendue par la Commission de surendettement entraîne automatiquement :</p>
<ul>
<li>la suspension des procédures d&#8217;exécution engagées contre les biens du débiteur ;</li>
<li>l&#8217;interdiction de poursuivre les saisies en cours, à l&#8217;exception des créances alimentaires ;</li>
<li>la suspension des cessions de rémunération portant sur les autres dettes.</li>
</ul>
<p>Cette protection est particulièrement importante lorsqu&#8217;une <strong>procédure de saisie immobilière</strong> est déjà engagée.</p>
<p>La suspension produit ses effets dès que le dossier est déclaré recevable par la Commission de surendettement. Il n&#8217;est donc pas nécessaire qu&#8217;un plan de redressement soit déjà adopté.</p>
<p>En application de l&#8217;article L.722-3 du Code de la consommation, cette suspension demeure en principe jusqu&#8217;à la mise en œuvre des mesures de traitement du surendettement, sans pouvoir excéder deux années.</p>
<p>Pendant cette période, les parties peuvent également solliciter le retrait de l&#8217;affaire du rôle afin de permettre l&#8217;élaboration du plan de surendettement.</p>
<h2>Le respect du plan de surendettement est indispensable</h2>
<p>Lorsque la Commission ou le juge met en place un plan de surendettement, le débiteur doit en respecter strictement les dispositions.</p>
<p>En cas de non-respect des échéances ou des engagements prévus, le créancier est en droit de solliciter la reprise de la procédure de saisie immobilière et la réinscription de l&#8217;affaire devant le juge.</p>
<p>À l&#8217;inverse, si la Commission estime qu&#8217;aucune solution de redressement réaliste n&#8217;est envisageable, elle peut recommander la vente du bien immobilier afin d&#8217;apurer le passif.</p>
<h1>La vente amiable du bien saisi : une alternative à la vente aux enchères</h1>
<p>Avant que le bien ne soit vendu aux enchères, le débiteur peut demander au juge de l&#8217;exécution l&#8217;autorisation de procéder à une <strong>vente amiable</strong>.</p>
<p>Cette solution est souvent préférable, car elle permet d&#8217;obtenir un meilleur prix de vente que lors d&#8217;une adjudication.</p>
<h2>L&#8217;autorisation du juge est obligatoire</h2>
<p>Une fois le commandement de payer publié, le bien devient juridiquement indisponible conformément à l&#8217;article L.321-2 du Code des procédures civiles d&#8217;exécution.</p>
<p>Le propriétaire ne peut donc plus vendre librement son bien sans l&#8217;autorisation préalable du juge.</p>
<p>Cette demande constitue d&#8217;ailleurs la seule démarche que le débiteur peut accomplir seul, sans représentation obligatoire par un avocat.</p>
<p>Toutefois, l&#8217;accompagnement d&#8217;un avocat demeure vivement recommandé afin de sécuriser la procédure et d&#8217;optimiser les chances de succès.</p>
<h2>Des délais particulièrement stricts</h2>
<p>Lorsque le juge autorise la vente amiable, il fixe notamment :</p>
<ul>
<li>un prix minimum de vente ;</li>
<li>le montant des frais de poursuite ;</li>
<li>une audience de renvoi dans un délai maximal de quatre mois.</li>
</ul>
<p>Si la vente n&#8217;a pas pu être régularisée à cette date, un ultime délai peut être accordé lorsque le débiteur justifie d&#8217;un engagement écrit sérieux permettant la signature prochaine de l&#8217;acte authentique.</p>
<p>À défaut, le juge ordonnera la vente forcée aux enchères.</p>
<p>Le respect de ces délais est donc essentiel.</p>
<h1>Préparer efficacement une demande de vente amiable</h1>
<p>Pour convaincre le tribunal, il est recommandé de produire :</p>
<ul>
<li>plusieurs estimations immobilières ;</li>
<li>une promesse de vente lorsque cela est possible ;</li>
<li>tous les éléments permettant au juge de fixer un prix de vente cohérent avec le marché.</li>
</ul>
<p>Il convient également d&#8217;éviter de solliciter un prix minimum irréaliste qui empêcherait toute vente dans les délais imposés.</p>
<p>La promesse de vente devra impérativement faire état de la procédure de saisie immobilière en cours et prévoir comme condition suspensive l&#8217;autorisation judiciaire de vendre.</p>
<h2>Les frais de poursuite doivent être anticipés</h2>
<p>Les frais de poursuite sont à la charge de l&#8217;acquéreur conformément à l&#8217;article R.322-24 du Code des procédures civiles d&#8217;exécution.</p>
<p>Il est donc indispensable d&#8217;en connaître le montant afin de déterminer correctement le prix figurant dans la promesse de vente.</p>
<p>Cette évaluation peut être réalisée avec l&#8217;aide de l&#8217;avocat poursuivant lorsque le jugement d&#8217;orientation n&#8217;a pas encore été rendu.</p>
<h1>Ne renoncez pas à contester la procédure de saisie</h1>
<p>Le souhait de vendre son bien ne signifie pas qu&#8217;il faille renoncer à faire valoir ses droits.</p>
<p>Lorsque des irrégularités affectent la créance ou la procédure de saisie immobilière, il est souvent opportun de présenter des contestations devant le juge tout en sollicitant, à titre subsidiaire, l&#8217;autorisation de vendre le bien à l&#8217;amiable.</p>
<p>Cette stratégie présente plusieurs avantages :</p>
<ul>
<li>préserver les droits du débiteur ;</li>
<li>obtenir, le cas échéant, l&#8217;annulation ou la limitation des poursuites ;</li>
<li>bénéficier de délais supplémentaires permettant de rechercher un acquéreur.</li>
</ul>
<p>Encore faut-il fournir au tribunal les pièces nécessaires, notamment les estimations immobilières, afin qu&#8217;il puisse fixer un prix minimum de vente.</p>
<p>À défaut, le juge peut rejeter la demande de vente amiable et ordonner immédiatement la vente forcée.</p>
<h1>Pourquoi être assisté par un avocat en saisie immobilière à Pontoise ?</h1>
<p>La procédure de saisie immobilière obéit à des règles particulièrement techniques et à des délais très courts.</p>
<p>Chaque décision prise au cours de la procédure peut avoir des conséquences importantes sur la conservation du patrimoine immobilier.</p>
<p>Un <strong>avocat à Pontoise intervenant en droit bancaire, surendettement et saisie immobilière</strong> accompagne ses clients à chaque étape :</p>
<ul>
<li>analyse de la validité des poursuites ;</li>
<li>contestation de la créance lorsque cela est possible ;</li>
<li>saisine de la Commission de surendettement ;</li>
<li>demande de vente amiable ;</li>
<li>négociation avec les créanciers ;</li>
<li>sécurisation juridique de la vente du bien.</li>
</ul>
<p>L&#8217;intervention d&#8217;un avocat mandataire en transactions immobilières présente également un intérêt majeur. Il coordonne la procédure judiciaire avec la vente du bien, vérifie la solvabilité de l&#8217;acquéreur et limite le risque d&#8217;échec de la transaction, lequel pourrait conduire à une vente aux enchères particulièrement défavorable.</p>
<p>Une stratégie juridique adaptée permet fréquemment de préserver les intérêts du débiteur tout en recherchant la solution la plus favorable à sa situation financière.</p>
<h2>Un accompagnement personnalisé en matière de surendettement dans le Val-d&#8217;Oise</h2>
<p>Chaque situation de surendettement est unique. Selon les circonstances, il peut être possible de suspendre une procédure de saisie immobilière, d&#8217;obtenir une vente amiable dans de meilleures conditions ou de contester les poursuites engagées.</p>
<p>Votre avocat à Pontoise vous conseille, vous assiste devant le juge de l&#8217;exécution et met en œuvre la stratégie la plus efficace pour défendre vos droits, préserver votre patrimoine et rechercher une solution durable à vos difficultés financières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>La déchéance du terme : comment contester la banque et faire annuler une saisie immobilière ?</h1>
<p>La <strong>déchéance du terme</strong> constitue l&#8217;un des fondements essentiels des procédures de <strong>saisie immobilière</strong> engagées par les établissements bancaires. Lorsqu&#8217;un emprunteur cesse de rembourser son crédit immobilier, la banque peut prononcer la résiliation anticipée du contrat et exiger le paiement immédiat de l&#8217;intégralité des sommes restant dues.</p>
<p>Pourtant, cette décision est strictement encadrée par la loi. Une déchéance du terme irrégulière peut entraîner la remise en cause de l&#8217;exigibilité de la créance, voire conduire à l&#8217;annulation de la procédure de saisie immobilière.</p>
<p>L&#8217;intervention d&#8217;un <strong>avocat à Pontoise (Val-d&#8217;Oise) compétent en droit bancaire et en saisie immobilière</strong> permet d&#8217;analyser chaque étape de la procédure afin d&#8217;identifier les irrégularités susceptibles de protéger les droits de l&#8217;emprunteur.</p>
<h2>Qu&#8217;est-ce que la déchéance du terme ?</h2>
<p>La déchéance du terme est la décision par laquelle le prêteur met fin au contrat de prêt avant son échéance normale en raison des impayés de l&#8217;emprunteur.</p>
<p>En application de l&#8217;article L.312-39 du Code de la consommation :</p>
<blockquote><p>« En cas de défaillance de l&#8217;emprunteur, le prêteur peut exiger le remboursement immédiat du capital restant dû, majoré des intérêts échus mais non payés. »</p></blockquote>
<p>La banque exige alors le paiement immédiat de l&#8217;intégralité du capital restant dû, des intérêts, des indemnités contractuelles et, le cas échéant, des frais de procédure.</p>
<p>Cette décision constitue le préalable indispensable à de nombreuses procédures de saisie immobilière.</p>
<h2>Une déchéance du terme irrégulière peut rendre la créance inexigible</h2>
<p>Parce qu&#8217;elle produit des conséquences particulièrement lourdes pour l&#8217;emprunteur, la déchéance du terme doit respecter des conditions de forme et de fond très strictes.</p>
<p>Chaque document établi par la banque mérite une analyse approfondie.</p>
<p>Une irrégularité peut suffire à faire échec aux poursuites.</p>
<h1>La mise en demeure : une étape obligatoire avant la déchéance du terme</h1>
<p>Avant de prononcer la déchéance du terme, la banque doit adresser une <strong>mise en demeure</strong> laissant à l&#8217;emprunteur un délai raisonnable pour régulariser les échéances impayées.</p>
<p>Cette formalité est essentielle.</p>
<p>La mise en demeure doit notamment :</p>
<ul>
<li>informer clairement l&#8217;emprunteur de la possibilité d&#8217;éviter la déchéance du terme ;</li>
<li>préciser le délai laissé pour régulariser la situation ;</li>
<li>indiquer les conséquences d&#8217;une absence de paiement ;</li>
<li>être adressée à chacun des co-emprunteurs lorsqu&#8217;ils sont plusieurs ;</li>
<li>être envoyée à la bonne adresse et dans des conditions permettant d&#8217;en établir la réception.</li>
</ul>
<p>Le moindre manquement peut permettre de contester la validité de la déchéance du terme.</p>
<p>Lorsqu&#8217;une irrégularité est constatée, l&#8217;ensemble de la procédure de saisie immobilière peut être fragilisé.</p>
<h2>Les clauses de déchéance automatique sont-elles valables ?</h2>
<p>Certaines banques ont tenté de contourner cette obligation en insérant dans leurs contrats des clauses prévoyant une <strong>déchéance du terme de plein droit</strong>, sans mise en demeure préalable.</p>
<p>Ces clauses stipulent généralement qu&#8217;en cas de simple retard de paiement, la totalité du prêt devient immédiatement exigible.</p>
<p>Une telle pratique a suscité un important contentieux.</p>
<p>Après avoir interrogé la Cour de justice de l&#8217;Union européenne, la Cour de cassation a rendu un arrêt majeur le 22 mars 2023.</p>
<p>Elle a jugé qu&#8217;une clause permettant la résiliation automatique du prêt sans laisser à l&#8217;emprunteur un délai raisonnable pour régulariser sa situation créait un déséquilibre significatif au détriment du consommateur et devait être écartée.</p>
<p>Cette jurisprudence offre aujourd&#8217;hui un moyen particulièrement efficace de contester certaines procédures engagées par les établissements de crédit.</p>
<h1>Quelles sont les conséquences de l&#8217;annulation de la déchéance du terme ?</h1>
<p>Lorsque le juge estime que la déchéance du terme est irrégulière, le contrat de prêt retrouve ses effets.</p>
<p>La banque ne peut plus exiger le remboursement immédiat de l&#8217;intégralité du capital restant dû.</p>
<p>L&#8217;emprunteur demeure simplement redevable des échéances impayées.</p>
<p>Il convient alors de reconstituer précisément le compte du prêt afin de déterminer :</p>
<ul>
<li>les mensualités réellement impayées ;</li>
<li>les intérêts éventuellement dus ;</li>
<li>les sommes déjà versées ;</li>
<li>les délais pouvant être sollicités devant le juge.</li>
</ul>
<p>Une telle remise à plat du dossier peut considérablement réduire le montant réclamé.</p>
<h1>Vérifier le montant exact de la créance réclamée</h1>
<p>Dans une procédure de saisie immobilière, le juge fixe le montant de la créance en principal, intérêts, frais et accessoires.</p>
<p>Or, les décomptes produits par les banques comportent fréquemment plusieurs postes de créances :</p>
<ul>
<li>capital restant dû ;</li>
<li>intérêts conventionnels ;</li>
<li>indemnité de résiliation ;</li>
<li>frais de procédure ;</li>
<li>dépens ;</li>
<li>frais divers.</li>
</ul>
<p>Chaque somme réclamée doit être justifiée.</p>
<p>L&#8217;emprunteur est parfaitement en droit d&#8217;exiger les pièces permettant d&#8217;établir le détail des calculs.</p>
<p>Les frais insuffisamment justifiés ou irrégulièrement réclamés peuvent être exclus de la créance.</p>
<p>Cette règle découle directement des principes généraux de la preuve consacrés par l&#8217;article 1353 du Code civil.</p>
<h1>Les intérêts bancaires peuvent-ils être contestés ?</h1>
<p>Le calcul des intérêts constitue également un axe majeur de contestation.</p>
<p>Plusieurs vérifications doivent être effectuées :</p>
<ul>
<li>le taux effectif global (TEG ou TAEG) est-il conforme aux exigences du Code de la consommation ?</li>
<li>le taux mentionné dans l&#8217;offre de prêt est-il identique à celui effectivement appliqué ?</li>
<li>les intérêts variables ont-ils été correctement recalculés ?</li>
<li>les intérêts ont-ils été calculés sur une année civile de 365 jours ou sur une année bancaire de 360 jours ?</li>
</ul>
<p>Cette dernière question a donné lieu à une jurisprudence particulièrement abondante.</p>
<p>La Cour de cassation rappelle que, pour les prêts consentis aux consommateurs, les intérêts conventionnels doivent être calculés sur la base de l&#8217;année civile.</p>
<p>Lorsque cette règle n&#8217;est pas respectée, le prêteur peut être sanctionné par la <strong>déchéance du droit aux intérêts</strong>, ce qui réduit parfois très significativement le montant de la dette.</p>
<p>Une expertise financière permet souvent de mettre en évidence ces erreurs de calcul.</p>
<h1>La saisie immobilière est-elle toujours proportionnée ?</h1>
<p>Même lorsqu&#8217;une créance est certaine, liquide et exigible, encore faut-il que la mesure d&#8217;exécution choisie soit proportionnée.</p>
<p>Le Code des procédures civiles d&#8217;exécution rappelle que le créancier demeure libre du choix des mesures d&#8217;exécution, mais uniquement dans la limite de ce qui est nécessaire pour obtenir le paiement de sa créance.</p>
<p>Autrement dit, une <strong>saisie immobilière</strong> peut être jugée abusive lorsqu&#8217;elle apparaît manifestement disproportionnée au regard :</p>
<ul>
<li>du montant réellement dû ;</li>
<li>de la valeur du bien immobilier saisi ;</li>
<li>de l&#8217;existence d&#8217;autres mesures d&#8217;exécution moins contraignantes.</li>
</ul>
<p>Par exemple, lorsque le créancier pouvait obtenir le règlement de sa créance au moyen d&#8217;une saisie sur salaire, d&#8217;une saisie sur compte bancaire ou d&#8217;une mesure moins coûteuse, le recours immédiat à la saisie immobilière peut être discuté devant le juge.</p>
<p>La jurisprudence de la Cour de cassation admet ce contrôle de proportionnalité.</p>
<h1>Les frais de saisie peuvent révéler une procédure abusive</h1>
<p>Une procédure de saisie immobilière génère des frais particulièrement importants.</p>
<p>Même lorsqu&#8217;elle s&#8217;interrompt dès l&#8217;audience d&#8217;orientation, les frais taxés atteignent fréquemment plusieurs milliers d&#8217;euros.</p>
<p>Lorsque ces frais deviennent comparables au montant même de la dette poursuivie, la question du caractère abusif de la procédure peut légitimement être soulevée.</p>
<p>Chaque dossier mérite donc une analyse individualisée afin de déterminer si la stratégie choisie par le créancier était réellement nécessaire.</p>
<h1>Pourquoi consulter un avocat en droit bancaire à Pontoise ?</h1>
<p>Une procédure de saisie immobilière ne doit jamais être considérée comme inéluctable.</p>
<p>L&#8217;examen approfondi du contrat de prêt, de la déchéance du terme, des intérêts, des frais réclamés ou encore de la proportionnalité des poursuites révèle fréquemment des moyens de contestation efficaces.</p>
<p>Un <strong>avocat à Pontoise intervenant en droit bancaire, droit du crédit et saisie immobilière dans le Val-d&#8217;Oise</strong> vous accompagne à chaque étape de la procédure :</p>
<ul>
<li>contrôle de la validité de la déchéance du terme ;</li>
<li>contestation de la créance bancaire ;</li>
<li>vérification des intérêts et du TAEG ;</li>
<li>contestation des frais réclamés ;</li>
<li>défense devant le juge de l&#8217;exécution ;</li>
<li>recherche de solutions négociées avec l&#8217;établissement prêteur.</li>
</ul>
<p>Chaque procédure est unique. Une analyse juridique complète permet souvent d&#8217;identifier des moyens de défense susceptibles de préserver votre patrimoine immobilier ou de réduire sensiblement le montant des sommes réclamées.</p>
<h3 class="spip">Délais de paiement.</h3>
<p>Il reste possible de les demander au juge, dans la limite de 24 mois (article 1343-5 code civil).</p>
<p>Il faut rester crédible en les sollicitant : le solde restant dû doit pouvoir être apuré avec les ressources du débiteur.</p>
<p>N’allez pas demander des délais au profit d’un débiteur qui vit du SMIC et reste devoir encore 150 000 € !</p>
<p>Établissez sa bonne foi : il a connu des difficultés mais sa situation s’est rétablie, il a versé des acomptes substantiels en cours de procédure etc.</p>
<h1>Obtenir la radiation du FICP et du commandement de saisie : une étape essentielle pour protéger vos droits</h1>
<p>Lorsqu&#8217;une <strong>procédure de saisie immobilière</strong> est contestée avec succès, il ne suffit pas d&#8217;obtenir la nullité ou l&#8217;annulation des poursuites. Il est indispensable de veiller à ce que toutes les conséquences de cette décision soient effectivement tirées.</p>
<p>L&#8217;assistance d&#8217;un <strong>avocat à Pontoise (Val-d&#8217;Oise) intervenant en droit bancaire et en saisie immobilière</strong> permet notamment d&#8217;obtenir la radiation des inscriptions préjudiciables qui continueraient, à tort, de produire leurs effets.</p>
<h2>Demander la radiation du FICP</h2>
<p>Lorsque la procédure de saisie immobilière est remise en cause, il convient de solliciter du juge la <strong>mainlevée de l&#8217;inscription au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP)</strong>, ainsi que la mise à la charge du créancier des diligences et des frais nécessaires à cette radiation.</p>
<p>Selon les circonstances, il peut également être demandé que cette obligation soit assortie d&#8217;une <strong>astreinte</strong>, afin d&#8217;assurer l&#8217;exécution rapide de la décision.</p>
<p>Cette démarche est loin d&#8217;être accessoire.</p>
<p>Une inscription au FICP constitue un obstacle majeur à toute nouvelle demande de financement.</p>
<p>Tant que cette inscription subsiste, il devient particulièrement difficile pour le débiteur de :</p>
<ul>
<li>obtenir un nouveau prêt immobilier ;</li>
<li>renégocier son crédit auprès d&#8217;un autre établissement bancaire ;</li>
<li>mettre en place un regroupement de crédits ;</li>
<li>restructurer son endettement afin de diminuer le montant de ses mensualités.</li>
</ul>
<p>La radiation du FICP peut ainsi permettre de retrouver un accès normal au crédit et d&#8217;envisager des solutions financières plus adaptées à sa situation.</p>
<h1>Faire radier le commandement de payer valant saisie immobilière</h1>
<p>Il est tout aussi essentiel d&#8217;obtenir la <strong>radiation du commandement de payer valant saisie immobilière</strong> publié au service de la publicité foncière.</p>
<p>À défaut, cette inscription continuera de grever le bien immobilier et pourra compromettre une future vente.</p>
<p>Même plusieurs années après la fin de la procédure, un commandement demeuré publié peut empêcher la signature d&#8217;un acte authentique ou retarder considérablement une transaction immobilière.</p>
<p>Il est donc recommandé de solliciter cette radiation immédiatement après la décision favorable du juge et de vérifier qu&#8217;elle a effectivement été réalisée.</p>
<p>Cette précaution évite des difficultés parfois très importantes plusieurs années plus tard.</p>
<p>En pratique, il est souvent complexe de retrouver un jugement ancien, d&#8217;obtenir les pièces nécessaires auprès de l&#8217;établissement bancaire ou de reconstituer un dossier lorsque plusieurs années se sont écoulées.</p>
<p>Une vigilance immédiate permet d&#8217;éviter ces démarches longues et parfois délicates.</p>
<h1>La clause pénale réclamée par la banque peut être contestée</h1>
<p>Lorsque la banque agit sur le fondement d&#8217;un acte notarié exécutoire, elle réclame fréquemment, en plus du capital restant dû et des intérêts, une <strong>indemnité de résiliation</strong>, généralement fixée à 7 % des sommes exigibles.</p>
<p>Cette indemnité constitue une <strong>clause pénale</strong> au sens du Code civil.</p>
<p>Contrairement à une idée répandue, son montant n&#8217;est pas intangible.</p>
<h2>Le juge peut réduire une clause pénale excessive</h2>
<p>L&#8217;article 1231-5 du Code civil autorise le juge à modérer une clause pénale lorsque son montant apparaît excessif ou lorsqu&#8217;une exécution partielle du contrat a déjà procuré un avantage significatif au créancier.</p>
<p>Cette analyse doit être menée au cas par cas.</p>
<p>Dans de nombreux dossiers de saisie immobilière, l&#8217;emprunteur a honoré son prêt pendant plusieurs années avant de rencontrer des difficultés financières.</p>
<p>La banque a donc déjà perçu une part importante des intérêts et des échéances convenues.</p>
<p>Cet élément peut justifier une réduction de l&#8217;indemnité contractuelle réclamée.</p>
<p>Même si la jurisprudence admet fréquemment la validité des clauses pénales de 7 %, aucune solution automatique n&#8217;existe.</p>
<p>Chaque situation mérite une argumentation individualisée fondée sur :</p>
<ul>
<li>la durée effective du remboursement ;</li>
<li>le montant déjà versé au prêteur ;</li>
<li>le préjudice réellement subi par la banque ;</li>
<li>les circonstances particulières de la défaillance de l&#8217;emprunteur.</li>
</ul>
<p>Une défense rigoureuse permet parfois d&#8217;obtenir une diminution significative des sommes réclamées.</p>
<h1>Une stratégie de défense globale en matière de saisie immobilière</h1>
<p>La contestation d&#8217;une procédure de saisie immobilière ne se limite jamais à un seul moyen juridique.</p>
<p>L&#8217;examen du dossier peut conduire à remettre en cause :</p>
<ul>
<li>la validité de la déchéance du terme ;</li>
<li>le montant de la créance bancaire ;</li>
<li>le calcul des intérêts ;</li>
<li>les frais de procédure ;</li>
<li>la clause pénale ;</li>
<li>la proportionnalité de la mesure d&#8217;exécution ;</li>
<li>les inscriptions publiées au FICP ou au service de la publicité foncière.</li>
</ul>
<p>Chaque irrégularité identifiée est susceptible de renforcer la défense du débiteur et d&#8217;améliorer l&#8217;issue de la procédure.</p>
<h1>Pourquoi faire appel à un avocat en saisie immobilière à Pontoise ?</h1>
<p>La procédure de saisie immobilière est régie par des règles techniques, des délais impératifs et une jurisprudence en constante évolution.</p>
<p>Une analyse minutieuse des actes de procédure, du contrat de prêt et des décomptes produits par le créancier permet fréquemment de mettre en évidence des moyens de contestation auxquels le débiteur ne pense pas spontanément.</p>
<p>Un <strong>avocat à Pontoise intervenant en droit bancaire, en saisie immobilière et en contentieux de l&#8217;exécution dans le Val-d&#8217;Oise</strong> vous accompagne notamment pour :</p>
<ul>
<li>vérifier la régularité de la procédure engagée ;</li>
<li>contester la créance ou les intérêts réclamés ;</li>
<li>demander la radiation du FICP et du commandement publié ;</li>
<li>solliciter la réduction d&#8217;une clause pénale ;</li>
<li>défendre vos intérêts devant le juge de l&#8217;exécution ;</li>
<li>négocier une solution amiable avec le créancier lorsque celle-ci est envisageable.</li>
</ul>
<h2>Une défense personnalisée pour préserver votre patrimoine</h2>
<p>Chaque procédure de saisie immobilière présente des spécificités qui imposent une étude approfondie des faits, des contrats et des pièces produites par le créancier.</p>
<p>Une stratégie de défense efficace repose sur une parfaite maîtrise du droit bancaire, du droit des sûretés et des procédures civiles d&#8217;exécution.</p>
<p>L&#8217;objectif n&#8217;est pas uniquement de répondre aux poursuites, mais d&#8217;identifier l&#8217;ensemble des moyens juridiques susceptibles de préserver votre patrimoine, de réduire votre dette ou d&#8217;obtenir l&#8217;annulation des mesures d&#8217;exécution engagées.</p>
<p>L&#8217;accompagnement d&#8217;un avocat expérimenté en saisie immobilière à Pontoise permet d&#8217;aborder cette procédure avec une stratégie globale, adaptée à votre situation et construite dans le respect des textes et de la jurisprudence les plus récents.</p>
</article>
<p>L’article <a href="https://xl-avocat.fr/editxdupliquer-lelement-contestation-dune-saisie-immobiliere-quels-moyens-de-defense-lors-de-laudience-dorientation/">Contestation d&#8217;une saisie immobilière : quels moyens de défense lors de l&#8217;audience d&#8217;orientation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://xl-avocat.fr">Xavier LAMBERT</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bail commercial de plus de 12 ans : Renouvellement et déplafonnement du loyer</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/bail-commercial-de-plus-de-12-ans-renouvellement-et-deplafonnement-du-loyer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 08:18:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les baux commerciaux sont régis par les articles L 145-1 à L 145-60 du Code de commerce &#160; Le statut des baux commerciaux est protecteur des intérêts du preneur et l&#8217;objectif de son régime légal est de permettre aux exploitations commerciales de perdurer en conférant au preneur un droit au maintien dans les lieux, et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les baux commerciaux sont régis par les articles L 145-1 à L 145-60 du Code de commerce</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le statut des baux commerciaux est protecteur des intérêts du preneur et l&#8217;objectif de son régime légal est de permettre aux exploitations commerciales de perdurer en conférant au preneur un droit au maintien dans les lieux, et dans la négative, le versement d&#8217;une indemnité d&#8217;éviction, très dissuassive à l&#8217;égard du bailleur.</p>
<p>Certaines dispositions du statut des baux commerciaux sont impératives et les parties ne peuvent y déroger, telle que la durée du bail, les formes du congé et le plafonnement du loyer.</p>
<p>Après avoir rappelé qu&#8217;au visa de l&#8217;article L 145-15 du Code de Commerce, la durée de bail ne peut être inférieure à 9 années (3,6,9 années), nous évoquons ici les modalités de fixation du loyer du bail en renouvellement.</p>
<p>A l&#8217;expiration des 9 années, si aucun congé n&#8217;est délivré, et si le preneur reste dans les lieux, le bail se prolonge par tacite prolongation (et non nons plus reconduction, ce qui permet d&#8217;y mettre un terme lus aisément et rend le bail précaire), conformément à l&#8217;article L 145-9 alinéa 2 du Code de Commerce. Cette tacite prolongation est à durée indéterminée.</p>
<p>1°) La règle du plafonnement :</p>
<p>Le statut des baux commerciaux confère au locataire une protection certaine quant au montant de son loyer en particulier à l&#8217;occasion du renouvellement de son bail.</p>
<p>En effet d&#8217;une part, l&#8217;article L 145-33 du Code de Commerce prévoit que le montant des loyers des baux renouvelés doit correspondre à la valeur locative.</p>
<p>A défaut d&#8217;accord, cette valeur est déterminée d&#8217;après :</p>
<p>1°) Les caractèristiques du local considéré<br />
2°) La destination des lieux<br />
3°) Les obligations respectives des parties<br />
4°) Les facteurs locaux de commercialité<br />
5°) Les prix couramment pratiqués dans le voisinage</p>
<p>Cependant, et d&#8217;autre part, l&#8217;article L 145-34 énonce qu&#8217;à moins d&#8217;une modification notable des éléments mentionnées ci-dessus (à l&#8217;article L 145-33 du Code), le taux de variation du loyer applicable lors de la prise d&#8217;effet du bail à renouveler, si sa durée n&#8217;est pas supérieure à 9 ans, ne peut excéder la variation intervenue depuis la fixation initiale du loyer du bail expiré, de l&#8217;indice national trimestriel mesurant le coût de la construction (indice INSEE) ou de l&#8217;indice trimestriel des loyers commerciaux (ILC).</p>
<p>Cette règle du déplafonnement reste donc très protectrice des intérêts du preneur qui verra son loyer en renouvellement au bout de 9 années, en principe fixé en application des indices INSEE du coût de la construction et des loyers commerciaux (ILC) et non pas à la valeur locative.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette protection a, cependant, des limites.</p>
<p>2°) <strong>Les limites à la règle du plafonnement :</strong></p>
<p><strong>La durée du bail peut, par l&#8217;effet de la tacite prolongation, excéder 12 années.</strong></p>
<p><strong>Dans ce cas, l&#8217;article L 145-34 précité qui organise le plafonnement, l&#8217;exclut pour les baux dont la durée excède 12 années.</strong></p>
<p><strong>Dans ce cas, le loyer sera automatiquement déplafonné à partir de la 13ème année et le bailleur pourra faire fixer le loyer à la valeur locative.</strong></p>
<p><strong>Le montant du loyer que le preneur aura alors à régler sera celui de la valeur réelle des locaux pris à bail au jour du renouvellement.</strong></p>
<p><strong>A cette fin, le bailleur adressera au preneur une offre de renouvellement par voie d&#8217;huissier avec un montant déterminé par voie d&#8217;expert.</strong></p>
<p><strong>En cas de contestation, le Tribunal pourra être saisi pour voir fixer judiciairement le montant du loyer à sa valeur réelle.</strong></p>
<p><strong>Le preneur aura alors perdu la protection du loyer plafonné.</strong></p>
<p>3°) La possibilité offerte au preneur :</p>
<p>Afin d&#8217;éviter un renouvellement automatique du bail qui lui confère une durée de 12 années (9 + 3 ans) le preneur aura la faculté de notifier par voie d&#8217;huissier au bailleur, une demande de renouvellement en sollicitant le maintien du plafonnement par l&#8217;application des indices.</p>
<p>Cette demande de renouvellement présente, pour le locataire, la grande utilité de mettre fin au bail en cours et lui permet d&#8217;obtenir un nouveau bail en le protégeant contre l&#8217;éventualité du déplafonnement puisque le bail perd alors son ancienneté de 12 années.</p>
<p>Il est précisé qu&#8217;en application de l&#8217;article L 145-10 alinéa 4 du Code de Commerce :</p>
<p>&#8220;<em>Dans les trois mois de la signification de la demande en renouvellement, le bailleur, doit, dans les mêmes formes, faire connaître au demandeur s&#8217;il refuse le renouvellement en précisant les motifs de ce refus. A défaut d&#8217;avoir fait connaître ses intentions dans ce délai, le bailleur réputé avoir accepté le principe du renouvellement du bail précédent.&#8221;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La condition suspensive d&#8217;obtention d&#8217;un prêt</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/la-condition-suspensive-dobtention-dun-pret/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 14:51:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://xl-avocat.fr/?p=4404</guid>

					<description><![CDATA[<p>Régulièrement, des actes stipulent comme condition de réalisation de l’opération de vente d&#8217;un bien, immobilier ou immatériel (fonds de commerce) l’obtention d’un financement par l’acheteur). Comme toute condition suspensive, le risque d’une telle condition est qu’elle est réputée accomplie lorsque celui qui s’est engagé, par exemple le futur acheteur-emprunteur (nous utiliserons par la suite le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://xl-avocat.fr/la-condition-suspensive-dobtention-dun-pret/">La condition suspensive d&#8217;obtention d&#8217;un prêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://xl-avocat.fr">Xavier LAMBERT</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="">Régulièrement, des actes stipulent comme condition de réalisation de l’opération de vente d&#8217;un bien, immobilier ou immatériel (fonds de commerce) l’obtention d’un financement par l’acheteur).</p>
<p class="">
<p class="">Comme toute condition suspensive, le risque d’une telle condition est qu’elle est <em>réputée accomplie</em> lorsque celui qui s’est engagé, par exemple le futur acheteur-emprunteur (nous utiliserons par la suite le terme « emprunteur »), en a empêché l’accomplissement (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032029498">1304-3</a>).</p>
<p class="">Dans ce cas, celui qui s’est engagé, doit alors exécuter son engagement (acquisition, versement du dédit, perte de l’acompte ou du dépôt de garantie) même s’il n’a pas obtenu le prêt.</p>
<p class="">Si la convention stipule une indemnité de dédit, alors la défaillance de la condition par la faute de l’emprunteur entraîne l’obligation pour l’emprunteur de verser le dédit (Cour de cassation, 9 décembre 1981, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007009590">80-13.356</a>). Il en est de même en cas d’acompte (Cour de cassation, 4 juin 1996, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007036066/">94-12.418</a>) ou de dépôt de garantie (Cour de cassation, 27 février 2013, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000027127393/">12-13.796</a>).</p>
<p class=""><strong>Respecter les conditions du prêt stipulées dans la convention</strong></p>
<p class="">La demande de prêt doit être conforme aux caractéristiques du prêt définies dans la convention qui stipule la condition suspensive (Cour de cassation, 13 novembre 1997, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007037651">95-18.276</a> ; 20 novembre 2013, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000028230208/">12.29-021</a> ; 24 septembre 2014, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000029514262">13-18.698</a> ; 25 janvier 2018, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000036635454/">16-26.385</a>).</p>
<p class="">En cas de contentieux judiciaire,les magistrats doivent préciser en quoi la demande de prêt n&#8217;était pas conforme aux caractéristiques définies dans la convention (Cour de cassation, 9 avril 2014, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000028847709">13-10.474</a> : 25 janvier 2018, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000036635454/" target="_blank" rel="noopener">16-26.385</a>).</p>
<p class="">Dans les contentieux, généralement, il est reproché à l’emprunteur qui n’a pas obtenu son prêt :</p>
<ul>
<li>d&#8217;avoir demandé un montant supérieur à celui qui était stipulé dans la convention (Cour de cassation, 24 juin 1998, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007377235">96-19.121</a> ; 19 mai 1999, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007377235">97-14.529</a> ; 3 décembre 2002, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007439505">01-13.103</a> ; 16 janvier 2013, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000026961380">11-26.557</a> ; 21 novembre 2019, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000039437927">18-18.995</a> ; 13 février 2020, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000041620432">19-12.240</a>).</li>
<li>Cela peut aussi être des démarches incomplètes auprès de l’organisme prêteur (Cour de Cassation, 26 avril 1976, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006996676">74-12.580</a>) ou une demande d’une simulation à un taux légèrement inférieur au taux maximum prévu dans la convention (Cour de cassation, 20 novembre 2013, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000028230208/">12.29-021</a> ; 17 octobre 2019, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000039285450">17-21.859</a>) ou une durée inférieure (Cour de cassation, 17 octobre 2019, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000039285450">17-21.859</a>).</li>
</ul>
<p class="">Il est donc important, pour un contrôle objectif <em>a posteriori</em>, de bien décrire dans la convention les caractéristiques souhaitées du prêt et notamment son montant en principal, la durée, le taux d’intérêt (type : fixe ou mobile, taux, TEG), les frais (de dossier ou d’étude par exemple), les garanties. Il convient également de déterminer la nature du prêt et du prêteur (Cour de cassation, 9 novembre 1988, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007021814" target="_blank" rel="noopener">87-10.586</a>).</p>
<p class="">On pourra également s’inspirer des dispositions de l’article <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032433227" target="_blank" rel="noopener">L. 313-41 </a>pour déterminer le délai nécessaire pour l’obtention d’un prêt auquel il convient d’ajouter le délai de déblocage des fonds si ce déblocage est une des caractéristiques de la condition suspensive (ce que nous préconisons). Donc un délai de deux mois semble raisonnable voire 3 mois pour certains établissements.</p>
<p class="">Si un montant maximum du prêt est stipulé dans la convention, l’emprunteur n’est pas fautif s’il n’a <em>pas accepté</em> un prêt d’un montant inférieur (Cour de cassation, 14 décembre 2022, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000046760831">21-24.539</a>). En revanche, un prêt <em>accordé</em> à un montant inférieur au montant maximal prévu est conforme aux stipulations contractuelles et la condition est alors réputée accomplie (Cour de cassation, Cour 14 janvier 2021, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000043045904">20-11.224</a>).</p>
<p class="">Pour rendre plus stricte les conditions (à l’avantage de l’emprunteur), il est recommandé de prévoir des <em>minima</em> (montant, durée) et des <em>maxima</em> (taux, frais). Il est également important de savoir ce que finance le prêt lorsqu’il est inférieur au prix ou qu’il existe différents actifs achetés.</p>
<p class="">Il faut donc refuser tout prêt d’un montant inférieur au montant principal avant qu’une offre ferme et sans réserve soit formulée par un établissement de crédit.</p>
<p class="">S’il est établi que l’emprunteur qui a demandé un prêt selon des conditions différentes de celles de la convention ne l’aurait pas obtenu même si la demande avait été conforme aux stipulations contractuelles, alors l’emprunteur n’a pas commis de faute et la condition n’est pas réputée accomplie mais défaillie (Cour de cassation, 12 septembre 2007, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000017909579">06-15.640</a> ; 1er avril 2020, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000043352288">99-25.180</a> ; 14 janvier 2021, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000043046023" target="_blank" rel="noopener">19-24.290 </a>; voir auparavant Cour de Cassation, 25 avril 1978, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007001339">76-13.933</a>).</p>
<p class=""><strong>Respecter les délais</strong></p>
<p class="">Si la convention prévoit un <em>délai</em> pour déposer la demande de prêt, le délai doit être respecté, à défaut, la condition est réputée accomplie. Le délai est donc de rigueur (Cour de cassation, 13 janvier 1999, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007040649">97-14.349</a>).</p>
<p class="">Lorsque le droit de la consommation s’applique (crédit immobilier pour certaines acquisitions immobilières), la convention ne peut accroître les exigences légales comme un délai inférieur au délai légal de la condition suspensive pour déposer la demande de crédit (Cour de cassation, 6 juillet 2005, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007051070/">04-13.381</a>) ou la signification au vendeur de la non-obtention du prêt (Cour de cassation, 9 mai1996, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007036084">94-12.133</a>).</p>
<p class="">De même, le délai étant édicté dans l’intérêt exclusif de l’acquéreur, le vendeur ou l’agent ne peuvent s’en prévaloir pour acter de la défaillance de la condition (Cour de cassation, 8 juillet 2014, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000029245936">13-17.386</a>).</p>
<p class="">Voir toutefois pour des conditions particulières de preuve écrite du refus, de présentation des offres, de durée (Cour de cassation, 7 janvier 1997 n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007038459/">94-20.248</a><em> ; </em>21 juillet 1998 n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007376788">97-11.787</a> ; 13 janvier. 1999, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007040649">97-14.349</a>).</p>
<p class="">C&#8217;est au cocontractant de l’emprunteur, qui démontre avoir présenté au moins une offre de prêt conforme aux caractéristiques stipulées dans la convention, de rapporter la preuve que ce dernier a empêché l&#8217;accomplissement de la condition dans le délai (Cour de cassation, 26 mai 2010, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000022279565/">09-15.317</a>). Pour la sanction de la passivité et de la négligence de l’emprunteur dans la demande (Cour de cassation, 19 juin 1990, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007023823/">88-16.196 </a>; 16 février 2022, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000045267145?dateDecision=16%2F02%2F2022%20%3E%2016%2F02%2F2022&amp;page=1&amp;pageSize=10&amp;query=demande%20de%20pret&amp;searchField=ALL&amp;searchType=ALL&amp;sortValue=DATE_DESC&amp;tab_selection=juri&amp;typePagination=DEFAULT">20-23.237</a>).</p>
<p class=""><strong>Obtention du prêt</strong></p>
<p class="">La condition suspensive d&#8217;obtention d&#8217;un prêt est réputée accomplie dès la délivrance d&#8217;une <em>offre ferme et sans réserve </em>caractérisant l&#8217;obtention d&#8217;un prêt conforme aux stipulations contractuelles, même si l’emprunteur dispose d’un délai de réflexion et peut renoncer au prêt (Cour de cassation, 9 décembre 1992, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007030192">91-12.498</a> : 27 janvier 2009, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000020189290">06-15.964 </a>). Une offre “sous réserve de l&#8217;acceptation à l&#8217;assurance des emprunteurs” (Cour de cassation, 23 juin 2010 n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000022395205/">09-15.963</a>), ou “sous réserve de prise de garanties et des assurances” (Cour de cassation, 14 janvier 2010, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000021702113">08-21.520</a>) caractérise une offre de crédit au sens des dispositions du code de la consommation sur le prêt immobilier. Mais encore faut-il que l’offre ait été reçue avant l’expiration du délai prévu pour la réalisation de la condition suspensive (Cour de cassation, 11 mai 2011, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000024172047">10-14.536</a>).</p>
<p class="">Un <em>accord de principe</em> n’est pas une offre ferme (Cour de cassation, 7 novembre 2007, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000017929668">06-17.413</a> ; 16 octobre 2013, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000028096501">12-24.509</a> ; 9 novembre 2023, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000048430164">22-13.900</a>).</p>
<p class="">En revanche, la condition défaille si l’établissement retire son offre (Cour de cassation, 20 janvier 1993, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007029880">90-14.214</a>) sous réserve que ce retrait intervienne au plus tard à la date ultime prévue pour la réalisation de la vente (Cour de Cassation, 17 novembre 1998, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007040275">96-18.884</a>).</p>
<p class=""><i>P</i>lutôt que de prévoir une offre ferme, prévoir que la condition est accomplie lorsque les fonds sont débloqués et versés par l’établissement de crédit.</p>
<p class="">L’emprunteur qui refuse le prêt qui est conforme aux prescriptions contractuelles commet une faute et la condition est réputée accomplie (Cour de cassation, 31 janvier 1989, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007022328">86-17.577</a> : refus “d’emblée et sans raison valable”; 2 juin 1993, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007030852">91-10.578</a>).</p>
<p class="">Si le prêt n’a pu être obtenu à cause d’une personne extérieure à la convention (comme une caution), la condition n’est pas accomplie (Cour de cassation, 23 novembre 1983, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007012997">82-14.827</a>) sauf fraude évidemment.</p>
<p class=""><strong>Se constituer la preuve</strong></p>
<p class="">Il appartient à l&#8217;emprunteur de démontrer qu&#8217;il a bien sollicité un prêt conforme aux caractéristiques définies dans la convention (Cour de cassation, 13 novembre 1997, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007037651">95-18.276</a> ; 30 janvier 2008, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000018073982" target="_blank" rel="noopener">06-21.117 </a>; 20 novembre 2013, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000028230208/">12.29-021</a> ; 22 juin 2017, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000035005920">16-16.672</a>).</p>
<p class="">S’il ne peut le démontrer, la condition est réputée accomplie (Cour de cassation, 4 mars 2014, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000028706114">13-11.075</a>).</p>
<p class="">En l&#8217;absence de stipulations contractuelles contraires, l’emprunteur effectue les diligences requises et n&#8217;empêche pas l&#8217;accomplissement de la condition, lorsqu&#8217;il présente au moins <em>une</em> demande d&#8217;emprunt conforme aux caractéristiques stipulées à la promesse et restée infructueuse (Cour de cassation, 8 décembre 1999, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007043728/">98-10.766</a>). Encore faut-il que cette unique demande ne soit pas tardive et donc illusoire au vu du délai contractuel stipulé (Cour de cassation, 16 février 2022, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000045267145?dateDecision=16%2F02%2F2022%20%3E%2016%2F02%2F2022&amp;page=1&amp;pageSize=10&amp;query=demande%20de%20pret&amp;searchField=ALL&amp;searchType=ALL&amp;sortValue=DATE_DESC&amp;tab_selection=juri&amp;typePagination=DEFAULT">20-23.237</a>).</p>
<p class=""><strong>Renonciation implicite à la défaillance </strong></p>
<p class="">L’emprunteur qui ne s’assure pas de la date d&#8217;obtention du prêt et qui n’élève pas la moindre objection quant au dépassement de la date convenue pour la régularisation de la vente, manifeste clairement qu&#8217;il n&#8217;entendait pas se prévaloir de la convention relativement aux dates envisagées pour mener l&#8217;opération à son terme (Cour de cassation, 21 mars 1995, n° <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007033732">93-12.375</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://xl-avocat.fr/la-condition-suspensive-dobtention-dun-pret/">La condition suspensive d&#8217;obtention d&#8217;un prêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://xl-avocat.fr">Xavier LAMBERT</a>.</p>
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		<title>Anonymisation des actes et des données personnelles</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/anonymisation-des-actes-et-des-donnees-personnelles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 14:20:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la publication du Décret n° 2025-840 du 22 août 2025 relatif à la protection des informations relatives au domicile de certaines personnes physiques mentionnées au Registre du commerce et des sociétés (RCS), le Guichet unique a introduit trois nouvelles fonctionnalités pour renforcer la confidentialité de vos données et documents déposés dans le cadre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la publication du Décret n° 2025-840 du 22 août 2025 relatif à la protection des informations relatives au domicile de certaines personnes physiques mentionnées au Registre du commerce et des sociétés (RCS), le Guichet unique a introduit trois nouvelles fonctionnalités pour renforcer la confidentialité de vos données et documents déposés dans le cadre des formalités d’entreprises.</p>
<p><span style="font-size: 28px; font-weight: 600; letter-spacing: 0px;">Les fonctionnalités pour l’anonymisation de données personnelles</span></p>
<div class="layout layout--onecol">
<div class="layout__region layout__region--content">
<div id="block-inline-22608" class="block block-layout-builder block-inline-blocktexte-wysiwyg paragraph paragraph--type--rich-text" data-block-id="22608">
<p>Pour répondre aux exigences du <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000052130299" target="_blank" rel="noopener">Décret n° 2025-840 du 22 août 2025</a>, le Guichet unique renforce la protection de vos informations personnelles grâce à trois nouvelles fonctionnalités. Ces dernières vous permettent de :</p>
<ul>
<li>Protéger les informations sensibles lors des formalités de création, modification, cessation ou dépôt d’acte classique ;</li>
<li>Modifier la confidentialité des actes déjà déposés au Registre national des entreprises (RNE) ;</li>
<li>Demander l’occultation des adresses personnelles au RCS.</li>
</ul>
</div>
<div id="block-inline-22609" class="block block-layout-builder block-inline-blockencadre paragraph paragraph--type--inline-blockencadre" data-block-id="22609">
<div class="c-highlight">
<div></div>
<div class="c-highlight__content">
<div class="visually-hidden">Vos informations personnelles doivent toujours être fournies lors des différentes formalités, mais il est désormais possible d’en restreindre la publication au RCS.</div>
<div>
<p>Le RNE ne diffuse pas les adresses personnelles des représentants d’entreprises.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="layout layout--onecol">
<div class="layout__region layout__region--content">
<div id="block-inline-22610" class="block block-layout-builder block-inline-blocktexte-wysiwyg paragraph paragraph--type--rich-text" data-block-id="22610">
<h2>Protéger la confidentialité de vos documents lors des formalités classiques (création, modification, cessation, dépôt d’actes)</h2>
<h3>Formalités concernées</h3>
<p>Vous pouvez désormais demander la confidentialité pour certaines pièces jointes dans les formalités de création d’entreprise, de modification, de cessation et de dépôt d’actes.</p>
<h3>Ce qui change pour vous</h3>
<h4>Avant :</h4>
<ul>
<li>Vous déposiez vos pièces jointes sans pouvoir préciser si elles devaient être confidentielles ;</li>
<li>Toutes les pièces jointes étaient diffusées publiquement sur le RNE par défaut, sauf celles confidentielles par nature (ex. : carte d’identité, procuration) ;</li>
<li>Aucun mécanisme ne permettait de fournir une version publique et une version confidentielle.</li>
</ul>
<h4>Maintenant :</h4>
<p>Pour chaque pièce jointe éligible à la confidentialité une case à cocher est disponible : « Je demande que ce document ne soit pas diffusé publiquement et joins une version publique ci-dessous ».</p>
<p>Si vous cochez cette case, vous devez fournir :</p>
<ul>
<li>Une <strong>version publique</strong> : sans adresses personnelles qui sera diffusée sur le RNE.</li>
<li>Une <strong>version confidentielle</strong> : complète (avec les adresses personnelles), non diffusée au RNE et accessible uniquement par le Greffe du Tribunal de commerce.</li>
</ul>
<p>Un <strong>justificatif de la demande de confidentialité</strong> sera requis pour valider votre synthèse. Nous vous proposons un <a title="Modèle demande de confidentialité" href="https://www.inpi.fr/sites/default/files/2025-08/Mod%C3%A8le%20demande%20de%20confidentialit%C3%A9.docx" data-entity-type="media" data-entity-uuid="8dab97da-72d1-4ffb-bbaa-46866bef09b0" data-entity-substitution="media">modèle de demande de confidentialité à télécharger</a>.</p>
<p>Dans la synthèse de votre formalité, les pièces jointes apparaissent avec les intitulés « Version publique » et « Version confidentielle » et le justificatif est mentionné.</p>
<h3>Exemples concrets</h3>
</div>
<div id="block-inline-22611" class="block block-layout-builder block-inline-blockaccordeon paragraph paragraph--type--inline-blockaccordeon" data-block-id="22611">
<div class="field accordion field--name-field-accordeon-items field--type-entity-reference-revisions field--label-visually_hidden">
<div class="c-accordion" role="presentation">
<div class="c-accordion__panel js-accordion__panel">
<h3 class="c-accordion__heading"><span style="font-size: 16px;">Vous immatriculez une SAS et déposez vos statuts qui incluent les adresses personnelles des associés.</span></h3>
<div id="content-1148382420" class="c-accordion__content" role="region" aria-hidden="true" aria-labelledby="heading-1148382420">
<p>Actions à effectuer dans l’onglet « <strong>Pièces jointes</strong> » :</p>
<ol>
<li>Cochez la case « Je demande que ce document ne soit pas diffusé publiquement et joins une version publique ci-dessous » pour les statuts.</li>
<li>Joignez une version publique (statuts sans adresses personnelles) et une version confidentielle (statuts complets avec les adresses personnelles).</li>
<li>Joignez un justificatif de confidentialité (<a href="https://www.inpi.fr/media/6750" data-entity-type="media" data-entity-uuid="8dab97da-72d1-4ffb-bbaa-46866bef09b0" data-entity-substitution="media">voir notre modèle</a>) dans la rubrique « <strong>Pièces supplémentaires</strong> » en cliquant sur « <strong>Ajouter des pièces jointes</strong> » puis en sélectionnant « <strong>Justificatif de la demande de confidentialité</strong> ».</li>
</ol>
<p>Résultat : Dans la synthèse, vous verrez « <strong>Statuts – Version publique</strong> » et « <strong>Statuts – Version confidentielle </strong>», le justificatif de la demande de confidentialité y sera également mentionné.</p>
</div>
</div>
<div class="c-accordion__panel js-accordion__panel">
<h3 class="c-accordion__heading"></h3>
<div id="content-1132258183" class="c-accordion__content" role="region" aria-hidden="true" aria-labelledby="heading-1132258183">
<p>Vous transférez le siège social de votre SARL et déposez un procès-verbal d’assemblée générale contenant des adresses personnelles.</p>
<p>Actions à effectuer dans l’onglet « <strong>Pièces jointes</strong> » :</p>
<ol>
<li>Cochez la case<strong> </strong>« Je demande que ce document ne soit pas diffusé publiquement et joins une version publique ci-dessous » pour le procès-verbal.</li>
<li>Joignez une version publique (procès-verbal sans les adresses) et une version confidentielle (procès-verbal complet avec les adresses).</li>
<li>Joignez un justificatif de confidentialité (<a href="https://www.inpi.fr/media/6750" data-entity-type="media" data-entity-uuid="8dab97da-72d1-4ffb-bbaa-46866bef09b0" data-entity-substitution="media">voir notre modèle</a>) dans la rubrique « <strong>Pièces supplémentaires</strong> » en cliquant sur « <strong>Ajouter des pièces jointes</strong> » puis en sélectionnant « <strong>Justificatif de la demande de confidentialité</strong> ».</li>
</ol>
<p>Résultat : La synthèse affiche « <strong>Procès-verbal – Version publique</strong> » et « <strong>Procès-verbal – Version confidentielle</strong> », le justificatif de la demande de confidentialité y sera également mentionné.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
<div class="c-accordion__panel js-accordion__panel">
<div id="content-1037264174" class="c-accordion__content" role="region" aria-hidden="true" aria-labelledby="heading-1037264174">
<p>Lors de la dissolution de votre entreprise, vous déposez un rapport du liquidateur incluant des adresses personnelles.</p>
<p>Actions à effectuer dans l’onglet « <strong>Pièces jointes</strong> » :</p>
<ol>
<li>Cochez la case <em>« </em>Je demande que ce document ne soit pas diffusé publiquement et joins une version publique ci-dessous » pour le rapport du liquidateur.</li>
<li>Joignez une version publique (rapport sans les adresses personnelles) et une version confidentielle (rapport complet avec les adresses personnelles).</li>
<li>Joignez un justificatif de confidentialité (<a href="https://www.inpi.fr/media/6750" data-entity-type="media" data-entity-uuid="8dab97da-72d1-4ffb-bbaa-46866bef09b0" data-entity-substitution="media">voir notre modèle</a>) dans la rubrique « <strong>Pièces supplémentaires</strong> » en cliquant sur « <strong>Ajouter des pièces jointes</strong> » puis en sélectionnant « <strong>Justificatif de la demande de confidentialité</strong> ».</li>
</ol>
<p>Résultat : La synthèse affiche « <strong>Rapport du liquidateur – Version publique</strong> » et « <strong>Rapport du liquidateur – Version confidentielle</strong> », le justificatif de la demande de confidentialité y sera également mentionné.</p>
</div>
</div>
<h3 class="c-accordion__heading"></h3>
<div class="c-accordion__panel js-accordion__panel">
<div id="content-117267208" class="c-accordion__content" role="region" aria-hidden="true" aria-labelledby="heading-117267208">
<p>Vous déposez une décision de réduction de capital contenant des adresses personnelles.</p>
<p>Actions à effectuer :</p>
<ol>
<li>Dans l’onglet « <strong>Détail du dépôt d’actes</strong> » sous le volet « <strong>Identification d’un acte à substituer</strong> », répondez « <strong>Non</strong> » à la question : « Je demande qu’un acte ne soit plus diffusé publiquement et joins une version publique ci-dessous ».</li>
<li>Sélectionnez l’acte à déposer.</li>
<li>Dans l’onglet « <strong>Pièces jointes</strong> » :
<ul>
<li>Cochez la case « Je demande que ce document ne soit pas diffusé publiquement et joins une version publique dessous » pour le procès-verbal de décision de réduction.</li>
<li>Joignez une version publique (sans les adresses personnelles) et une version confidentielle (avec les adresses personnelles).</li>
<li>Joignez un justificatif de confidentialité (<a href="https://www.inpi.fr/media/6750" data-entity-type="media" data-entity-uuid="8dab97da-72d1-4ffb-bbaa-46866bef09b0" data-entity-substitution="media">voir notre modèle</a>) dans la rubrique « <strong>Pièces supplémentaires</strong> » en cliquant sur « <strong>Ajouter des pièces jointes</strong> » puis en sélectionnant « <strong>Justificatif de la demande de confidentialité</strong> ».</li>
</ul>
</li>
</ol>
<p>Résultat : La synthèse affiche « <strong>Décision de réduction de capital – Version publique</strong> » et « <strong>Décision de réduction de capital – Version confidentielle</strong> », le justificatif de la demande de confidentialité y sera également mentionné.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="layout layout--onecol">
<div class="layout__region layout__region--content">
<div id="block-inline-22612" class="block block-layout-builder block-inline-blocktexte-wysiwyg paragraph paragraph--type--rich-text" data-block-id="22612">
<h2>Modifier la confidentialité des actes déjà déposés au RNE</h2>
<h3>Formalité concernée :</h3>
<p>Vous pouvez désormais rendre confidentiel un acte déjà déposé au RNE en remplaçant la version publique par une nouvelle version expurgée.</p>
<h3>Ce qui change pour vous :</h3>
<h4>Avant :</h4>
<ul>
<li>Aucune possibilité de modifier la confidentialité d’un acte déjà déposé.</li>
<li>Les informations sensibles (ex. : adresses personnelles) restaient accessibles au public sur le RNE.</li>
</ul>
<h4>Maintenant :</h4>
<p>Une nouvelle fonctionnalité appelée « Dépôt d’acte à substituer » permet de modifier la confidentialité des actes déposés au RNE.</p>
<p>Les étapes clés pour réaliser cette démarche :</p>
<ol>
<li>Initiez une formalité de dépôt d’actes.</li>
<li>Dans l’onglet « <strong>Détail du dépôt d’actes</strong> » sous le volet « <strong>Identification d’un acte à substituer</strong> », répondez « <strong>Oui </strong>» à la question : « Je demande qu’un acte ne soit plus diffusé publiquement et joins une version publique ci-dessous ».</li>
<li>Dans le nouvel onglet « <strong>Sélection de l’acte</strong> », choisissez l’acte à substituer parmi la liste des documents déposés au RNE pour votre SIREN. Vous pouvez visualiser ou télécharger l’acte pour vérification.</li>
<li>Dans l’onglet « <strong>Pièces jointes</strong> », sous le volet « <strong>Acte à remplacer</strong> », joignez une nouvelle version publique (sans adresses personnelles pour diffusion sur le RNE).</li>
<li>Joignez un justificatif de confidentialité  dans la rubrique « <strong>Pièces supplémentaires</strong> » en cliquant sur « <strong>Ajouter des pièces jointes</strong> » puis en sélectionnant « <strong>Justificatif de la demande de confidentialité</strong> ».</li>
<li>Votre dossier est envoyé au Greffe du Tribunal de Commerce (GTC) pour validation.</li>
<li>Si votre dossier est validé, la nouvelle version publique (sans les adresses personnelles) est celle qui sera diffusable au niveau du RNE. L’autre version (la version confidentielle avec les adresses personnelles) sera uniquement disponible au niveau du Greffe. Les adresses personnelles seront occultées sur le KBIS.</li>
<li>Si votre dossier est rejeté, vous recevrez une notification de rejet et vous pouvez refaire une nouvelle formalité.</li>
</ol>
<p><strong>À savoir :</strong></p>
<ul>
<li>Notifications : Vous recevrez un e-mail à chaque étape (dépôt, paiement, validation/rejet).</li>
<li>Accès restreint : Les versions confidentielles (avec les adresses personnelles) seront accessibles uniquement par le Greffe</li>
<li>Synthèse : Les pièces jointes substituées apparaissent avec les intitulés « Version publique » et « Version confidentielle », le justificatif de la demande de confidentialité y sera également mentionné.</li>
<li>Note : Le fait de substituer un acte inclus la demande d’occultation des adresses personnelles au RCS.</li>
</ul>
<h3>Exemple concret</h3>
</div>
<div id="block-inline-22617" class="block block-layout-builder block-inline-blockaccordeon paragraph paragraph--type--inline-blockaccordeon" data-block-id="22617">
<div class="field accordion field--name-field-accordeon-items field--type-entity-reference-revisions field--label-visually_hidden">
<div class="c-accordion" role="presentation">
<h3 class="c-accordion__heading"></h3>
<div class="c-accordion__panel js-accordion__panel">
<div id="content-1505167950" class="c-accordion__content" role="region" aria-hidden="true" aria-labelledby="heading-1505167950">
<p>Vous souhaitez rendre confidentiels les statuts déposés en 2024 lors de la création de votre SARL, qui contiennent des adresses personnelles.</p>
<p>Actions :</p>
<ol>
<li>Initiez une formalité de dépôt d’acte sur le Guichet unique.</li>
<li>Dans l’onglet « <strong>Détail du dépôt d’actes</strong> » sous le volet « <strong>Identification d’un acte à substituer</strong> », répondez « <strong>Oui</strong> » à la question : <em>« </em>Je demande qu’un acte ne soit plus diffusé publiquement et joins une version publique ci-dessous et / ou je demande l’occultation des adresses personnelles au RCS».</li>
<li>Dans l’onglet « <strong>Sélection de l’acte</strong> », sélectionnez les statuts dans la liste proposée,</li>
<li>Dans l’onglet « <strong>Pièces jointes</strong> » :
<ul>
<li>Joignez une version publique (statuts sans adresses personnelles) et une version confidentielle (statuts complets avec les adresses personnelles).</li>
<li>Joignez un justificatif de confidentialité (<a href="https://www.inpi.fr/media/6750" data-entity-type="media" data-entity-uuid="8dab97da-72d1-4ffb-bbaa-46866bef09b0" data-entity-substitution="media">voir notre modèle</a>) dans la rubrique « <strong>Pièces supplémentaires</strong> » en cliquant sur « <strong>Ajouter des pièces jointes</strong> » puis en sélectionnant « <strong>Justificatif de la demande de confidentialité</strong> ».</li>
<li>Validez la synthèse : elle affiche « <strong>Statuts – Version publique</strong> » et « <strong>Statuts – Version confidentielle</strong> » le justificatif de la demande de confidentialité y sera également mentionné.</li>
<li>Payez et envoyez la formalité en traitement au niveau du Greffe.</li>
</ul>
</li>
</ol>
<p>Résultat : Si validée, la version publique (sans adresses personnelles) remplace les statuts originaux diffusés actuellement sur le RNE, et les statuts originaux deviennent la version confidentielle protégée et disponible uniquement au niveau du Greffe.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
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<div id="block-inline-22614" class="block block-layout-builder block-inline-blocktexte-wysiwyg paragraph paragraph--type--rich-text" data-block-id="22614">
<h2>Demander l’occultation des adresses personnelles sans dépôt d’actes</h2>
<h3>Formalité concernée :</h3>
<p>Vous pouvez désormais demander au RCS l’occultation des adresses personnelles sur le KBIS en dehors d’un dépôt d’actes.</p>
<h3>Ce qui change pour vous :</h3>
<h4>Avant :</h4>
<ul>
<li>Aucune possibilité de demander la confidentialité des adresses au RCS sur l’extrait KBIS.</li>
<li>Les informations sensibles (ex. : adresses personnelles) restaient accessibles au public sur le RCS.</li>
</ul>
<h4>Maintenant :</h4>
<p>Une nouvelle fonctionnalité appelée « Dépôt d’actes à substituer » permet de modifier la confidentialité des adresses au RCS sur l’extrait KBIS sans dépôt d’actes.</p>
<p>Les étapes clés pour réaliser cette démarche :</p>
<ol>
<li>Initiez une formalité de dépôt d’actes.</li>
<li>Dans l’onglet « <strong>Détail du dépôt d’actes</strong> » sous le volet « <strong>Identification d’un acte à substituer</strong> », répondez « <strong>Oui</strong> » à la question : <em>« </em>Je demande qu’un acte ne soit plus diffusé publiquement et joins une version publique ci-dessous et / ou je demande l’occultation des adresses personnelles au RCS ».</li>
<li>Dans le nouvel onglet « <strong>Sélection de l’acte</strong> », ne sélectionnez aucun acte à substituer.</li>
<li>Joignez un justificatif de confidentialité (voir notre modèle en bas de page) dans la rubrique « <strong>Pièces supplémentaires</strong> » en cliquant sur « <strong>Ajouter des pièces jointes</strong> » puis en sélectionnant « <strong>Justificatif de la demande de confidentialité</strong> ».</li>
<li>Votre dossier est envoyé au Greffe du Tribunal de Commerce (GTC) pour validation.</li>
<li>Si votre dossier est validé, le greffe procédera à l’occultation des adresses personnelles sur l’extrait KBIS</li>
<li>Si votre dossier est rejeté, vous recevrez une notification de rejet et vous pouvez refaire une nouvelle formalité</li>
</ol>
<p><strong>À savoir :</strong></p>
<ul>
<li>Notifications : Vous recevrez un e-mail à chaque étape (dépôt, paiement, validation/rejet).</li>
<li>Accès restreint : Les versions confidentielles (avec les adresses personnelles) seront accessibles uniquement par le Greffe.</li>
</ul>
</div>
<div id="block-inline-22615" class="block block-layout-builder block-inline-blockencadre paragraph paragraph--type--inline-blockencadre" data-block-id="22615">
<div class="c-highlight">
<div>
<div class="visually-hidden">Titre</div>
<div>Pensez à effectuer les actions suivantes avant la validation de votre dépôt d’actes :</div>
</div>
<div class="c-highlight__content">
<div>
<div class="visually-hidden">Contenu</div>
<div>
<ul>
<li>Vérifiez la synthèse : Avant de soumettre votre formalité au Greffe, assurez-vous que les versions publique et confidentielle, ainsi que le justificatif de confidentialité sont bien indiqués.</li>
<li>Expurgez correctement la version publique : Supprimez toutes les informations sensibles (adresses personnelles) pour éviter un rejet par le greffe.</li>
<li>Dans le flux « Dépôt d’acte à substituer », sélectionnez précisément l’acte ou les actes à modifier.</li>
<li>Conservez vos notifications : Les e-mails reçus vous informent de l’état de votre formalité (dépôt, validation, rejet).</li>
<li>En cas de demande de régularisation : Corrigez les erreurs signalées (ex. : justificatif manquant) et resoumettez la formalité.</li>
</ul>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Nouvelle procédure : protection des adresses personnelles des dirigeants d’entreprise</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/nouvelle-procedure-protection-des-adresses-personnelles-des-dirigeants-dentreprise/</link>
					<comments>https://xl-avocat.fr/nouvelle-procedure-protection-des-adresses-personnelles-des-dirigeants-dentreprise/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 10:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://xl-avocat.fr/?p=4374</guid>

					<description><![CDATA[<p>Registre du commerce et des sociétés (RCS). La demande se fait directement sur le Guichet unique de l’INPI, soit : indépendamment de toute formalité au RCS, ou lors d’une immatriculation, d’une modification ou d’une radiation. Cette occultation peut concerner : l’adresse personnelle mentionnée sur l’extrait Kbis, l’adresse figurant dans un acte, remplacée par une autre mention. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Registre du commerce et des sociétés (RCS).</p>
<p><strong>La demande se fait directement sur le Guichet unique de l’INPI</strong>, soit :</p>
<ul>
<li>indépendamment de toute formalité au RCS,</li>
<li>ou lors d’une immatriculation, d’une modification ou d’une radiation.</li>
</ul>
<p><strong>Cette occultation peut concerner</strong> :</p>
<ul>
<li>l’adresse personnelle mentionnée sur l’extrait Kbis,</li>
<li>l’adresse figurant dans un acte, remplacée par une autre mention.</li>
</ul>
<p><strong>À noter</strong> : seule l’adresse personnelle est occultée. L’adresse professionnelle reste, elle, visible sur les documents publics.</p>
<p>Par ailleurs, pour préserver la lutte contre la fraude, le blanchiment et garantir les droits des tiers, certaines administrations et professions réglementées continueront d’avoir accès aux adresses personnelles à des fins légales et réglementaires.</p>
<p>Cette évolution marque une avancée importante : elle contribue à mieux protéger la vie privée des dirigeants tout en garantissant la transparence des informations économiques essentielles.</p>
<p>Votre avocat vous accompgane dans l&#8217;accomplissement de cette formalité.</p>
<p>Consulter le décret au Journal Officiel : <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000052130299" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Décret n°2025-840 du 22 août 2025</a>.</p>
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		<item>
		<title>La cession d&#8217;actions en SAS</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/la-cession-dactions-en-sas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 08:50:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://xl-avocat.fr/?p=4366</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les SAS (pour Sociétés par Actions Simplifiées), constituent une forme juridique appréciée par les entrepreneurs grâce aux nombreux avantages que le statut propose. La rédaction des statuts est plus libre, ce qui facilite la gestion et le développement de l’entreprise. Les associés peuvent choisir de céder leurd actions, en tout ou partie, pour diverses raisons [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="fws_68bfd61ed902a" class="wpb_row vc_row-fluid vc_row  top_padding_tablet_0px top_padding_phone_0px" data-column-margin="default" data-midnight="dark" data-top-percent="3%">
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<p>Les SAS (pour Sociétés par Actions Simplifiées), constituent une forme juridique appréciée par les entrepreneurs grâce aux nombreux avantages que le statut propose. La rédaction des statuts est plus libre, ce qui facilite la gestion et le développement de l’entreprise.</p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
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<p>Les associés peuvent choisir de céder leurd actions, en tout ou partie, pour diverses raisons : quitter la société, partir en retraite, vouloir exercer un rôle moindre au sein de celle-ci, modifier son système d’investissement, générer un bénéfice immédiat&#8230;</p>
<p>La procédure de cession peut également viser à bénéficier à l’entreprise, en permettant la venue de nouveaux actionnaires et ainsi répartir différemment les pouvoirs décisionnaires.</p>
<p>La cession de ses actions est une procédure relativement simple en SAS, mais elle est tout de même conditionnée à une série de clauses et de formalités contraignantes.</p>
</div>
</div>
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</div>
</div>
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<h2>Les formalités d’une cession d’actions en SAS</h2>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<p>Les formalités procédurales,et/ou l’insertion de clauses spécifiques, garantissent la protection des parties de la transaction, à savoir le cédant et l’acquéreur. Il est recommandé de se faire accompagner tout au long de la procédure par un avocat ainsi qu&#8217;un expert comptable pour éviter des difficultés.</p>
<p><span style="font-size: 16px;">En principe, n’importe quel associé est libre de céder l’intégralité ou une partie de ses actions dans la société. Si ce choix ne nécessite pas une modification de statut, il doit néanmoins être supporté par les modalités prévues dans les statuts. Cette cession peut donc être limitée par des clauses propres à chaque société, insérées au moment de la création de la SAS.</span></p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<p>La cession d’actions peut être considérée comme nulle si elle s&#8217;est tenue en violation des statuts. Il est donc très important de connaître les statuts et les formalités propres à la SAS.</p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<h3>Les formalités juridiques</h3>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<p>La procédure impose une certaine ligne de conduite juridique afin d’être valable.</p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<h4>La promesse de cession</h4>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<p>Cette étape est facultative, mais elle peut servir de preuve en cas de contentieux et est indispensable en cas d efincnacement bancaire de l&#8217;acquisition des actions. Cette promesse est un acte qui précède le contrat de cession entre les deux parties que sont le cessionnaire et le cédant. Cette promesse a pour but d’entériner une volonté de transaction entre les deux entités, car elle prouve l’engagement de l’actionnaire à vendre tout ou une partie de ses actifs financiers à un bénéficiaire.</p>
<p>Elle permets également d&#8217;insérer des conditions suspensives et ainsi sécuriser l&#8217;engagement des parties, qui sera conditionné à la réalisation de divers éléments (prêt bancaire, renouvellement d&#8217;un bail comemrcial&#8230;)</p>
<p>Ce pré-contrat est une promesse unilatérale qui détermine les caractéristiques de la cession, allant du prix aux modalités de délai. Par ailleurs, si la cession d’actions à un prix symbolique est possible, il est recommandé de fixer un prix correspondant aux enjeux réels de la transaction afin d’éviter un redressement fiscal. Il est recommandé de se faire accompagner par un expert comptable, et éventuellement un commissaire aux comptes, apte à juger la valeur des actions cédées.</p>
<p><span style="font-size: 18px;">La rédaction de l’acte</span></p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<p>Sur cet acte doit figurer un grand nombre d’éléments : une présentation détalillée de la société, so historique et les coordonnées de son expert comptable, l’identité du cédant et du cessionnaire de la transaction, le nombre d’actions cédées, le prix des actions cédées, les modalités de paiement, la date de la transaction, le délai de transmission des actions.</p>
<p>Une fois la cession réalisée, la société SAS en prend acte et doit, à son tour, rédiger un acte pour mettre à jour le registre des mouvements de titres. Le nom de l’ancien actionnaire disparaît dudit registre tandis que celui du nouveau y entre. Cette rédaction est quant à elle obligatoire et tient lieu de preuve de validation de la transaction.</p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<h4>L’enregistrement de la cession</h4>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<p>Après la signature de l&#8217;acte de cession d&#8217;actions, le cessionnaire dispose d’un mois pour déclarer la transaction auprès du service départemental de l&#8217;enregistrement, les frais d’enregistrement dont doit s’acquitter l’acquéreur sont calculés au taux de 0,10% du prix de la cession.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
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<div class="row-bg viewport-desktop"><span style="font-size: 28px; letter-spacing: 0px;">Les clauses qui encadrent la cession d’actions en SAS</span></div>
</div>
</div>
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<p>Si la loi permet aux actionnaires d’une SAS de céder, en principe, librement leurs actions, les clauses statutaires peuvent limiter les conditions de la cession. Il est donc nécessaire de se renseigner sur lesdits statuts avant de devenir actionnaire d’une SAS, mais trois types de clauses sont majoritairement utilisées en ce qui concerne la régulation des transactions : la clause d’inaliénabilité, la clause d’agrément et enfin la clause de préemption.</p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<h3>La clause d’inaliénabilité</h3>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<p>Cette clause interdit tout simplement la cession d’action durant une durée donnée, pour un délai maximum de dix ans. L’intérêt de cette clause est de conserver le noyau dur de la société pour s’assurer une stabilité et éviter de s’écarter de ses objectifs initiaux. Cette clause peut cependant concerner uniquement les associés signataires du pacte initial et ne pas s’appliquer aux actionnaires minoritaires arrivés après la création de la SAS.</p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<h3>La clause d’agrément</h3>
</div>
</div>
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<div class="wpb_wrapper">
<p>Cette clause permet aux associés déjà présents dans l’entreprise SAS de valider, ou au contraire de s’opposer, à l’arrivée d’un nouvel actionnaire. La cession d’actions au profit d’un nouvel acquéreur est donc soumise à une assemblée générale qui doit donner son approbation à la transaction.</p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<h3>La clause de préemption</h3>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
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<p>Cette clause vise avant tout à garantir la survie de l’entreprise en cas de volonté de départ d’un de ses actionnaires. Elle prévoit en effet une obligation pour le cessionnaire de proposer ses parts aux autres associés de la société avant de pouvoir se tourner vers un tiers.</p>
<p>Ce mécanisme permet de se prémunir d’une vente d’actifs à un investisseur tiers qui changerait la dynamique de la société ou à un concurrent. Si elle existe, cette clause oblige l’associé cessionnaire à en informer les autres suivant les moyens prévus dans les statuts de la SAS, qui peuvent alors user de ce droit de préemption pour devenir bénéficiaire des actions vouées à être cédées.</p>
<p>Si plusieurs des actionnaires utilisent cette clause de préemption, il est d’usage qu’ils se partagent les actions proportionnellement à celles qu’ils possèdent déjà.</p>
</div>
</div>
</div>
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</div>
</div>
</div>
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<div class="inner-wrap row-bg-layer">
<div class="row-bg viewport-desktop"><span style="font-size: 28px; font-weight: 600; letter-spacing: 0px;">Les conséquences de la cession d’actions en SAS</span></div>
</div>
</div>
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<p><span style="font-size: 20px; font-weight: 600;"> Les conséquences financières pour l’actionnaire</span></p>
</div>
</div>
<div class="wpb_text_column wpb_content_element ">
<div class="wpb_wrapper">
<p> L&#8217;enregistrement de la cession d’actions engendre un acquittement des droits d’enregistrement auprès des impôts à hauteur de 0,10% du prix de cession. Un minimum de 25 € est imposé, et un abattement allant jusqu’à 300 000 € est possible au cas où la cession serait faite à un salarié de la SAS ou à un membre de la famille du cessionnaire.</p>
<p>Les cessions d’actions étant imposables, elles doivent être déclarées, et à ce titre, elles sont soumises à une éventuelle taxe sur la plus-value qu’il faut prendre en compte au moment de la signature du contrat.</p>
<p>L’intervention de différents tiers tout au long de la procédure, et notamment un expert comptable, un avocat en droit comemrcial, un commissaire aux comptes, pour analyser le bien-fondé de la cession et la justesse du prix de la transaction, comme il a été recommandé, constitue également un budget à prévoir.</p>
<p>La cession d&#8217;actions entraînera généralement des modifications dans la société, générant ainsi une modification des statuts et de l&#8217;extrait K-bis, des annonces légales, le tout entraînant également des frais de greffe et de publicité</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>Prévention des difficultés des entreprises</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/prevention-des-difficultes-des-entreprises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 12:28:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://xl-avocat.fr/?p=4338</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il est donné au président du Tribunal de Commerce par l&#8217;article L.611-2 I du code de commerce, un rôle actif dans la détection des difficultés des entreprises, le plus en amont possible, afin de les aider à les surmonter. Ainsi, s&#8217;il ressort de &#8220;tout acte, document ou procédure&#8221; (documents comptables ou absence de dépôt au [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est donné au président du Tribunal de Commerce par l&#8217;article L.611-2 I du code de commerce, un rôle actif dans la détection des difficultés des entreprises, le plus en amont possible, afin de les aider à les surmonter.</p>
<p>Ainsi, s&#8217;il ressort de &#8220;tout acte, document ou procédure&#8221; (documents comptables ou absence de dépôt au greffe, privilèges fiscaux ou sociaux, assignations en paiement, alerte du commissaire au comptes, etc&#8230;) qu&#8217;une entreprise &#8220;connaît des difficultés de nature à compromettre la continuité de l&#8217;exploitation&#8221;, le président peut convoquer son ou ses dirigeant(s) pour un entretien destiné à envisager &#8220;les mesures propres à redresser la situation&#8221;.</p>
<p>Sont concernées les sociétés commerciales, les groupements d&#8217;intérêt économique, les entreprises individuelles, commerciales ou artisanales.</p>
<p>Dans le cas où les dirigeants ne donneraient pas suite à la convocation du président, celui-ci peut obtenir communication de tout document permettant d&#8217;étudier la situation économique et financière de l&#8217;entreprise, par les administrations, organismes sociaux, représentants du personnel, commissaires aux comptes, etc&#8230;</p>
<p>Dans cette même optique de prévention des difficultés, le président a la faculté d&#8217;enjoindre une société à procéder à brefs délais au dépôt au greffe des comptes annuels, sous astreinte.</p>
<h2>Vous êtes convoqués pour un entretien</h2>
<p>Le Président ou le juge délégué discutera avec vous de votre situation, et vous essayerez d&#8217;envisager les solutions les plus adaptées. Venez préparés ! (N&#8217;hésitez pas à venir au greffe du tribunal de commerce dès la réception de votre convocation, pour faire préalablement le point sur votre situation)</p>
<ul class="ul0">
<li>Vérifiez que vous êtes bien à jour dans le dépôt de vos comptes annuels au greffe</li>
<li>Vérifiez qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;inscriptions de privilège du Trésor ou d&#8217;organismes sociaux contre vous, qui n&#8217;auraient plus lieu d&#8217;être (ces inscriptions sont visibles par les banques, les fournisseurs, les clients). Pour information, <u>une fois que vous avez intégralement réglé votre dette, le Trésor public ou les organismes sociaux doivent demander la radiation de l&#8217;inscription au greffe dans le délai d&#8217;1 mois</u>, n&#8217;hésitez pas à les relancer s&#8217;ils ne sont pas assez diligents.</li>
</ul>
<h2>Vous sollicitez un entretien</h2>
<p>Les dirigeants d&#8217;entreprises peuvent demander au Président du Tribunal de Commerce, un entretien en vue d&#8217;exposer les difficultés (économiques, financières, juridiques,…) qu&#8217;ils rencontrent.</p>
<div id="attachment_3863" style="width: 310px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-3863" class="size-medium wp-image-3863" src="https://xl-avocat.fr/wp-content/uploads/2017/12/3167-1-300x113.jpg" alt="" width="300" height="113" srcset="https://xl-avocat.fr/wp-content/uploads/2017/12/3167-1-300x113.jpg 300w, https://xl-avocat.fr/wp-content/uploads/2017/12/3167-1-768x290.jpg 768w, https://xl-avocat.fr/wp-content/uploads/2017/12/3167-1-1030x389.jpg 1030w, https://xl-avocat.fr/wp-content/uploads/2017/12/3167-1-1500x567.jpg 1500w, https://xl-avocat.fr/wp-content/uploads/2017/12/3167-1-705x266.jpg 705w, https://xl-avocat.fr/wp-content/uploads/2017/12/3167-1-845x321.jpg 845w, https://xl-avocat.fr/wp-content/uploads/2017/12/3167-1-450x170.jpg 450w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-3863" class="wp-caption-text">Close-up of female hand counting with calculator</p></div>
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		<item>
		<title>Les clauses d’exclusion de l’associé de la SAS</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/les-clauses-dexclusion-de-lassocie-de-la-sas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 13:44:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La clause d’exclusion de la SAS prévue par la loi La société par actions simplifiée – en abrégé SAS – est connue pour sa grande flexibilité : les statuts de SAS sont en grande partie librement rédigés. Ils peuvent prévoir des règles adaptées aux besoins spécifiques des associés. Il est notamment possible de prévoir dans les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">La clause d’exclusion de la SAS prévue par la loi</h2>
<p>La société par actions simplifiée – en abrégé SAS – est connue pour sa grande flexibilité : les statuts de SAS sont en grande partie librement rédigés. Ils peuvent prévoir des règles adaptées aux besoins spécifiques des associés. Il est notamment possible de prévoir dans les statuts d’une SAS une clause d’exclusion. Mais parfois, l’imagination des rédacteurs des statuts se heurte aux limites du droit des sociétés.</p>
<p>L’article L227-16 al. 1 du code de commerce prévoit ainsi que « <em>dans les conditions qu’ils déterminent, les statuts peuvent prévoir qu’un <strong>associé peut être tenu de céder ses actions</strong>.</em> ».</p>
<p>Toute erreur de rédaction des statuts pouvant conduire à la nullité de la règle énoncée, il est fortement recommandé de se tourner vers des avocats qui conseillent en droit des sociétés.</p>
<h2 class="wp-block-heading">L’exclusion de l’associé de SAS prévue par les statuts</h2>
<p>Il est indispensable de <strong>prévoir la possibilité et les modalités</strong> de l’exclusion dans les statuts. Une simple décision des associés votant l’exclusion de l’un des leurs sans clause statutaire n’est pas juridiquement valable. L’associé concerné pourra aisément <em>la faire annuler en justice</em>.</p>
<p>Rien n’interdit par contre dans la SAS qu’à côté de la clause d’exclusion prévue dans les statuts un <a href="https://www.berton-associes.fr/blog/droit-des-societes/pacte-actionnaires-associes-societe/">pacte d’actionnaires</a> prévoit des modalités supplémentaires qui organisent la procédure d’exclusion et ses conséquences.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Contenu de la clause statutaire d’exclusion</h2>
<p>La clause d’exclusion doit prévoir :</p>
<ol type="1">
<li>Les <strong>motifs</strong> d’exclusion</li>
<li>La <strong>procédure</strong> à suivre</li>
<li>Les m<strong>oyens</strong> de défense prévus au profit de l’associé visé par l’exclusion</li>
<li>Le <strong>mode de calcul </strong>du prix des actions (ou des <a href="https://www.berton-associes.fr/blog/droit-des-societes/les-parts-sociales/">parts sociales</a>  dans d’autres formes de sociétés) à verser à l’associé exclu</li>
</ol>
<h2 class="wp-block-heading">Adoption ou modification d’une clause d’exclusion dans la SAS</h2>
<p>Alors que l’ajout ou la modification en cours de vie de la SAS d’une clause d’exclusion d’associé a toujours supposé l’unanimité des associés, la règle a été changée avec la <em>loi N° 2019-744 du 19 juillet 2019</em>. Désormais, l’article L227-19 alinéa 2 du code de commerce prévoit que les clauses d’exclusion « <em>ne peuvent être adoptées ou modifiées que par une décision prise collectivement par les associés dans les conditions et formes prévues par les statuts.</em> ». Autrement dit,<strong> le vote à l’unanimité des associés n’est plus requis.</strong></p>
<p>Un associé exclu d’une SAS et au coeur d’un litige en justice a considéré que son exclusion sans son vote pris en compte conduit à la violation de l’article 2 de la Constitution, qui fait de la propriété un droit naturel et imprescriptible de l’homme, quand l’article 17 précise que « la propriété étant un droit inviolable et sacré, <strong>nul ne peut en être privé</strong>, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et <em>sous la condition d’une juste et préalable indemnité</em>. ».</p>
<p>Le <strong>Conseil Constitutionnel</strong> a été saisi d’une QPC et a indiqué dans sa <a href="https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2022/20221029QPC.htm" target="_blank" rel="noopener">décision du 9 décembre 2022</a>  qu’une clause statutaire d’exclusion peut être adoptée ou modifiée sans recueillir l’unanimité des associés. Un associé peut de ce fait être exclu sur le fondement de cette <em>clause qu’il n’a pas souhaitée</em>.</p>
<p>L’<strong>atteinte au droit de propriété</strong> se justifie notamment par la nécessité de garantir la cohésion de l’actionnariat et assurer ainsi la <em>poursuite de l’activité de la SA</em>S. Les droits de l’associé minoritaire qui ne peut pas influencer l’adoption de la clause d’exclusion ne sont pas considérés comme prioritaires.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Motifs d’exclusion de l’associé de la société</h2>
<p>Sous réserve :</p>
<ol type="1">
<li>des nombreuses limitations que la jurisprudence a créées au fil du temps,</li>
<li>de la pertinence des motifs selon la situation concrète de la société,</li>
<li>des nuances qu’il faut intégrer dans la rédaction de la clause d’exclusion pour que cela soit valable,</li>
</ol>
<p>l’exclusion de l’associé peut être motivée par exemple par :</p>
<ol type="1">
<li>la <strong>perte d’un statut dans la société</strong> comme celui de dirigeant ou de salarié :</li>
<li>le <strong>changement de contrôle sur le capital social</strong> et/ou les droits de vote d’une société associée</li>
<li>la <strong>violation d’une </strong><a href="https://www.berton-associes.fr/blog/droit-des-societes/clause-de-non-concurrence/" data-type="post" data-id="7184">clause de non concurrence</a>,</li>
<li>la violation d’une autre obligation essentielle de l’associé,</li>
<li>la faute grave de l’associé, qui doit être minutieusement définie dans la clause.</li>
</ol>
<h2 class="wp-block-heading">Vote de la décision d’exclusion de l’associé de la SAS</h2>
<p><strong>Tous les associés</strong>, y compris l’associé dont l’exclusion est envisagée lors d’une décision collective des associés, votent. Si les statuts prévoient que l’associé concerné par l’exclusion n’a pas le droit de vote, alors cette <em>décision est réputée non écrite</em>.</p>
<p>Dans le cas où un événement précis comme la perte du statut de salarié emporte exclusion de l’associé, il <em>participe certes au vote des associés</em> mais de fait, son vote ne sert à rien et cela permet indirectement d’éviter le vote. La <strong>décision d’exclusion</strong> reste pour autant parfaitement valable.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Garanties à fournir à l’associé exclu de la SAS</h2>
<p>Le Conseil Constitutionnel rappelle dans sa décision du 9 décembre 2022 que :</p>
<ol type="1">
<li>la décision d’exclure un associé <strong>doit être encadrée</strong> : elle ne peut être prise qu’à la suite d’une procédure prévue par les statuts, reposer sur un motif, stipulé par ces statuts, conforme à l’intérêt social et à l’ordre public, et ne pas être abusive ;</li>
<li>l’exclusion de l’associé donne lieu au <strong>rachat de ses actions</strong> à un prix de cession (il y a donc une contrepartie ;</li>
<li>l’associé exclu doit avoir la possibilité de <strong>contester son exclusion</strong>, le motif de son exclusion et/ou le prix fixé pour ses actions devant le juge.</li>
</ol>
<h2 class="wp-block-heading">Respect des droits de la défense de l’associé dont l’exclusion est envisagée</h2>
<p>L’associé doit être :</p>
<ol type="1">
<li><strong>Informé des motifs</strong> de l’exclusion avant la prise de décision par les associés de la SAS ;</li>
<li>Convié à <strong>présenter ses observations </strong>soit avant, soit durant l’assemblée des associés qui doit prendre la décision d’exclusion.</li>
</ol>
<p>Si l’associé dont l’exclusion est envisagée ne présente pas ses observations ou ne vient pas à l’assemblée des associés alors qu’il a été invité, alors il ne peut pas ensuite faire valoir que ses droit s à une défense ont été violés.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Effets de l’exclusion de l’associé de la SAS</h2>
<p>Les statuts peuvent prévoir que dès le <em>prononcé de la décision d’exclusion</em> et jusqu’à la cession définitive des actions détenues par l’associé exclu, celui-ci voit son <strong>droit de vote suspendu</strong>.</p>
<p>Suite à l’exclusion de l’associé, il doit se voir <strong>racheter ses actions</strong>. Les statuts précisent les <em>modalités de prix</em> et qui rachète. A défaut de précisions dans les statuts de la SAS :</p>
<ol type="1">
<li>Soit l’associé exclu et la SAS trouvent un <strong>accord amiable</strong> sur les modalités de sa sortie et le prix des actions;</li>
<li>Soit le prix est <strong>fixé par un expert</strong> dans les conditions prévues à l’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006227187" target="_blank" rel="noopener">article 1843-4 du Code civil (art. L 227-18, al. 1 du Code de commerce</a>) sur la base de la valeur de la SAS à la date la plus proche du rachat et non à la date de l’exclusion de l’associé.</li>
</ol>
<p>Pour éviter un conflit de longue durée avec un associé qui vient d’être exclu, il est essentiel d’avoir une clause d’exclusion bâtie solidement et sur mesure.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Les réponses à vos questions sur les clauses d’exclusion d’un associé de SAS</h2>
<div id="rank-math-faq" class="rank-math-block">
<div class="rank-math-list ">
<div id="faq-question-1680261235686" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question "><strong>Comment rédiger une clause d’exclusion ?</strong></h3>
<div class="rank-math-answer ">
<p>La clause d’exclusion de l’associé doit être rédigée avec précision. Elle doit au moins prévoir : qui décide de l’exclusion, le droit de vote de tous les associés pour décider, les motifs d’exclusion, la procédure d’exclusion dans la société, les droits de la défense de l’associé à exclure. La clause d’exclusion peut aussi prévoir le prix de rachat de ses actions.</p>
</div>
</div>
<div id="faq-question-1680261265602" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question "><strong>Quelles sont les clauses d’exclusion ?</strong></h3>
<div class="rank-math-answer ">
<p>Les clauses d’exclusion sont prévues dans les statuts de la société et encadrées par la loi. Elles prévoient qu’un associé peut être exclu de la société et que ses actions ou parts sociales sont obligatoirement vendues. Il doit sortir de la société suite à son exclusion.</p>
</div>
</div>
<div id="faq-question-1680261272135" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question "><strong>Quelles sont les causes d’exclusion d’un associé ?</strong></h3>
<div class="rank-math-answer ">
<p>Les causes d’exclusions sont librement prévues dans la clause des statuts mais doivent reposer sur un élément objectif. Les causes sont par exemple: la violation des statuts, d’une obligation de non-concurrence, le départ de l’associé en tant que dirigeant ou salarié. Mais il peut y avoir d’autres causes.</p>
</div>
</div>
<div id="faq-question-1680262112421" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question "><strong>Comment exclure un associé d’une société ?</strong></h3>
<div class="rank-math-answer ">
<p>Les statuts doivent prévoir les modalités d’exclusion dans une clause. Il faut respecter la procédure prévue et informer l’associé à exclure avant de prendre la décision. Il doit avoir le temps d’exposer son point de vue. Après la prise de décision, l’associé doit céder ses parts sociales ou actions.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Prolongation ou renouvellement du bail commercial</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/prolongation-ou-renouvellement-du-bail-commercial/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 10:31:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le bail commercial ne prend pas automatiquement fin au terme du contrat. À la fin du bail, soit le bailleur notifie un congé avec ou sans offre de renouvellement, soit le locataire donne congé ou fait une demande de renouvellement du bail. Si aucun congé ou demande de renouvellement n&#8217;a été fait, le bail commercial [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le bail commercial ne prend pas automatiquement fin au terme du contrat. À la fin du bail, soit le bailleur notifie un congé avec ou sans offre de renouvellement, soit le locataire donne congé ou fait une demande de renouvellement du bail. Si aucun congé ou demande de renouvellement n&#8217;a été fait, le bail commercial se poursuit par tacite prolongation pour une durée indéterminée.</p>
<p><strong>La tacite prolongation</strong></p>
<p>Quand le bail commercial arrive à son terme sans avoir fait l&#8217;objet d&#8217;un congé délivré dans les délais légaux ou d&#8217;une demande de renouvellement, il est prolongé de manière tacite et poursuit ses effets.</p>
<p>La prolongation tacite du bail n’entraîne pas la rédaction d&#8217;un nouveau bail : le contrat est simplement prolongé pour une durée indéterminée.</p>
<p>Par conséquent, les parties sont tenues de continuer d&#8217;appliquer les clauses qu&#8217;ils ont prévus dans le contrat de bail. Par exemple : le locataire doit continuer de payer le loyer et les charges. Le bailleur doit aussi respecter toutes les obligations contenues dans le bail.</p>
<p>Le loyer est toujours le même, une révision peut intervenir sans toutefois que le loyer soit réévalué. C&#8217;est-à-dire que le loyer peut être modifié sans qu&#8217;il ne soit obligatoirement revu à la hausse.</p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une prolongation tacite du bail à laquelle le bailleur et le locataire peuvent mettre fin à tout moment.</p>
<p>Le congé peut être délivré au terme de chaque trimestre civil, au moins 6 mois à l&#8217;avance et pour le dernier jour du trimestre civil.</p>
<p>Le locataire et le bailleur peuvent tous les deux délivrer un congé.</p>
<p>Dans le cas d&#8217;une prolongation tacite du bail, le locataire n&#8217;est plus titulaire du droit au bail, ce qui peut l&#8217;empêcher de vendre son fonds de commerce. Il appartiendra à l&#8217;acquéreur du fonds de négocier avec le propriétaire du local le renouvellement du bail ou la conclusion d&#8217;un nouveau bail.</p>
<p>Si la durée du bail dépasse 12 ans, le propriétaire pourra déplafonner le loyer. C&#8217;est-à-dire que le loyer pourra être revu à la hausse.</p>
<p><strong>Renouvellement du bail</strong></p>
<p>À la fin de la durée du contrat de bail (9 ans minimum), le locataire propriétaire du fonds de commerce exploité dans les locaux bénéficie du renouvellement de son bail.</p>
<p>Toute clause dans un contrat de bail qui vient interdire le renouvellement du bail est considérée non écrite. C&#8217;est-à-dire qu&#8217;elle n&#8217;aura aucun effet sur le contrat.</p>
<p>Pour bénéficier du renouvellement du bail commercial, le locataire doit respecter les conditions suivantes :</p>
<p>Le fonds de commerce doit être exploité de manière effective dans les locaux<br />
Le locataire doit être propriétaire du fonds de commerce<br />
Le locataire doit être immatriculé au registre des commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers<br />
Le fonds doit avoir été exploité depuis au moins 3 ans<br />
En cas de vente du fonds de commerce, même si le fonds a changé de propriétaire, le nouveau locataire bénéficie du droit au renouvellement. Cependant, il doit acquérir les droits du vendeur ancien locataire pour compléter la durée de son exploitation. Lorsqu&#8217;il cède son droit au bail, le locataire transmet tous ses droits au nouveau locataire. Ainsi la vente intégrale du fonds de commerce permet au nouveau locataire de compléter sa durée d&#8217;exploitation par celle du locataire initial.</p>
<p><strong>Par le bailleur</strong></p>
<p>Le bailleur peut donner congé avec ou sans offre de renouvellement du bail.</p>
<p>Congé avec offre de renouvellement du bail</p>
<p>Dans le cas où le bailleur donne congé avec offre de renouvellement du bail, il fixe le moment du nouveau loyer. Mais le loyer du bail est négocié à l&#8217;amiable ou judiciairement.</p>
<p>Quand le bailleur donne un congé au locataire, cela ne met pas fin au bail mais ne le renouvelle pas aussi. Cela veut tout simplement dire qu&#8217;il est d&#8217;accord pour un renouvellement, mais qu&#8217;il peut aussi changer d&#8217;avis.</p>
<p>Lorsque le bailleur donne congé au locataire avec offre de renouvellement, le locataire peut soit l&#8217;accepter soit ou refuser.</p>
<p>Lorsque le bailleur souhaite modifier le montant du loyer, il a 2 possibilités :</p>
<p>Engager une procédure de renouvellement en transmettant d&#8217;abord un congé au locataire 6 mois avant la fin du bail, puis proposer le montant du loyer du bail renouvelé.<br />
Proposer une modification du prix du bail dans sa réponse à la demande de renouvellement.<br />
Le locataire a alors 3 choix :</p>
<p>Soit accepter le renouvellement et le nouveau loyer, de manière expresse en donnant son accord par acte d&#8217;huissier ou par lettre recommandée avec accusé de réception. Le locataire peut aussi donner son accord de manière tacite, par exemple en payant spontanément l&#8217;augmentation du loyer proposée par le bailleur.<br />
Soit accepter le renouvellement, mais refuser le nouveau loyer. Dans ce cas, le bailleur et le locataire peuvent décider à l&#8217;amiable du montant du loyer. Cependant, s&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;accord amiable, l&#8217;une ou l&#8217;autre des parties peut saisir la commission départementale de conciliation (ou le tribunal judiciaire si aucune conciliation n&#8217;est possible).<br />
Soit refuser l&#8217;offre de renouvellement. Dans ce cas, le bail commercial prend fin sans que le locataire puisse obtenir une indemnité d&#8217;éviction.<br />
Les parties au contrat peuvent convenir d&#8217;une clause d&#8217;échelle mobile. Elle permet l&#8217;indexation du loyer sur la variation de l&#8217;indice de référence mentionné dans le contrat.</p>
<p>Congé sans offre de renouvellement du bail</p>
<p>Dans ce cas, le bailleur doit justifier les motifs légitimes expliquant le refus du renouvellement. Par exemple : saisie du local pour des raisons d&#8217;insalubrité, le fait que le locataire ne respecte pas les obligations du bail (non paiement des charges, absence de réparations du local prévu dans le bail, défaut d&#8217;exploitation du fonds).</p>
<p>Le bailleur peut aussi justifier le fait que le fonds de commerce n&#8217;est pas conforme aux règles applicables aux baux commerciaux.</p>
<p>Si les motifs présentés ne sont pas justifiés, le bailleur paie au locataire une indemnité d&#8217;éviction pour non renouvellement du contrat de bail commercial.</p>
<p>Concernant les locaux d&#8217;habitation accessoires des locaux commerciaux, le bailleur peut refuser le renouvellement du bail.</p>
<p>Le bailleur peut refuser le renouvellement pour y résider lui-même ou y faire résider ses proches. Par exemple, son conjoint, ses ascendants, ses descendants. Ceci à la condition qu&#8217;ils ne disposent pas d&#8217;une habitation correspondant à leurs besoins normaux.</p>
<p>Concernant les locaux d&#8217;habitation, le bailleur doit renouveler le bail si la privation de jouir de ces locaux entraîne pour le locataire un trouble grave à l&#8217;exploitation du fonds.</p>
<p>Le bailleur doit également renouveler le bail si les locaux commerciaux et les locaux d&#8217;habitation forment un tout indivisible.</p>
<p>  À noter : le bailleur doit faire connaître sa décision de donner congé avec ou sans offre de renouvellement par acte d&#8217;huissier dans les 6 mois au moins avant la fin du contrat.</p>
<p><strong>Par le locataire</strong></p>
<p>Dans les 6 mois avant la fin du bail, si le bailleur ne s&#8217;est pas manifesté, le locataire a la possibilité de demander le renouvellement du bail ou de donner congé. Le locataire peut faire la demande par acte d&#8217;huissier ou par lettre recommandée avec accusé de réception.</p>
<p>Le bailleur doit faire connaître sa décision dans un délai de 3 mois. Cependant, si aucune réponse n&#8217;intervient, le bailleur est considéré avoir accepté le renouvellement.</p>
<p>Toutefois, cela ne prend pas en compte sa décision sur la révision du montant du loyer.</p>
<p>Le bailleur est libre d&#8217;accepter ou de refuser le renouvellement du bail. Mais, en cas de refus, le bailleur doit indiquer dans sa réponse les motifs du refus ou proposer une indemnité d&#8217;éviction.</p>
<p>Même si le bailleur accepte le renouvellement, il pourra toujours y renoncer à la condition de verser une indemnité d&#8217;éviction au locataire.</p>
<p>Cependant, le locataire peut contester le refus de renouvellement et demander une indemnité d&#8217;éviction. Il dispose d&#8217;un délai de 2 ans pour saisir le tribunal judiciaire.</p>
<p>Une fois que ce délai est dépassé, le locataire ne peut plus contester le congé et demander une indemnité d&#8217;éviction.</p>
<p>Le bailleur peut refuser le renouvellement sans verser au locataire une indemnité d&#8217;éviction. En effet, il doit établir que le bail ne respecte le statut des baux commerciaux et qu&#8217;il existe un motif grave et légitime contre le locataire.</p>
<p>Le locataire qui prend sa retraite ou qui bénéficie d&#8217;une pension d&#8217;invalidité peut donner congé à tout moment en cours de bail.</p>
<p>La demande de renouvellement doit reproduire, au risque d&#8217;être invalide, la formule suivante : « Dans les 3 mois de la notification de la demande en renouvellement, le bailleur doit, par acte extrajudiciaire, faire connaître au demandeur s&#8217;il refuse le renouvellement en précisant les motifs de ce refus. À défaut d&#8217;avoir fait connaître ses intentions dans ce délai, le bailleur est réputé avoir accepté le principe du renouvellement du bail précédent. »</p>
<p>L’article <a href="https://xl-avocat.fr/prolongation-ou-renouvellement-du-bail-commercial/">Prolongation ou renouvellement du bail commercial</a> est apparu en premier sur <a href="https://xl-avocat.fr">Xavier LAMBERT</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le licenciement en période de Covid19</title>
		<link>https://xl-avocat.fr/le-licenciement-en-periode-de-covid19/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[XLavocat2017]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2020 09:00:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En cette période de confinement, les relations de travail connaissent des situations exceptionnelles : altercations, violence sur le lieu de travail, refus de travailler, inexécution contractuelle pendant le télétravail… L&#8217;employeur peut-il licencier actuellement ? Le 16 mars 2020, Madame le Ministre du Travail a indiqué que « L’objectif est de ne pas licencier », mais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En cette période de confinement, les relations de travail connaissent des situations exceptionnelles : altercations, violence sur le lieu de travail, refus de travailler, inexécution contractuelle pendant le télétravail…</p>
<p>L&#8217;employeur peut-il licencier actuellement ?</p>
<p>Le 16 mars 2020, Madame le Ministre du Travail a indiqué que « L’objectif est de ne pas licencier », mais n&#8217;a pas interdit pour autant la mise en œuvre d’une procédure de licenciement.</p>
<p>A priori, n’étaient visés que les licenciements pour motifs économiques particulièrement ceux de complaisance.</p>
<p>La mise en œuvre d’un licenciement semble donc possible pendant cette période de crise sanitaire.</p>
<p>Néanmoins, on peut espérer que les Conseils de prud&#8217;hommes feront preuve de bienveillance vis-à-vis des salariés et ne sanctionneront que les comportements fautifs d’une particulière gravité.</p>
<p>Notamment, certains comportements violents sur le lieu de travail ne bénéficieront d’aucune impunité.</p>
<p>Une baisse de la performance  depuis la mise en confinement ne pourra probablement pas faire l’objet d’un licenciement sans que les tribunaux ne considèrent que cette baisse soit liée à la période toute particulière que rencontre notre pays.</p>
<p>Une baisse très sérieuse d’activité du salarié en télétravail devra ainsi préalablement faire l’objet de plusieurs mises en garde avant d’envisager la rupture du contrat de travail du salarié.</p>
<p>L&#8217;employeur devra probablement redoubler de prudence dans l’administration de la preuve des griefs faits aux salariés et dans la mise en œuvre de la procédure de licenciement.</p>
<p>La convocation à un entretien préalable de licenciement doit être effectuée par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre récépissé en application de l’article L.1232-2 du code du travail.</p>
<p>Toutefois, ces formalités ne sont pas prescrites à peine de nullité mais permettent d’éviter toute contestation sur la date de présentation du courrier. Il est, à cette occasion, fondamental de respecter le délai de 5 jours ouvrables prévu par l’article 1232-2 du code du travail.</p>
<p>La convocation à l’entretien préalable peut donc, sous réserve de ce qui est indiqué ci-dessus, être également adressée au salarié par Chronopost ou être signifiée au salarié par Huissier de Justice.</p>
<p>En revanche, une simple convocation orale ou par télécopie rendrait la procédure irrégulière. </p>
<p>Depuis le 1er janvier 2019, l’employeur devrait pouvoir aussi utiliser la lettre recommandée électronique. Toutefois, d’une part aucune décision de justice n’a encore validé un tel procédé et, d’autre part, selon les sites auxquels nous avons eu accès, le salarié peut refuser ce mode de notification. L’employeur pourrait donc ne pas être en mesure d’administrer la preuve ni de la délivrance, ni de la réception de la lettre de convocation.</p>
<p>Dois-je reporter l’entretien préalable compte tenu de la période de confinement ?</p>
<p>Théoriquement, l’entretien préalable à un licenciement est une formalité édictée dans le seul intérêt du salarié. Son absence ou son refus de s’y présenter ne rend pas la procédure irrégulière.</p>
<p>Par ailleurs, le report de l’entretien préalable a des conséquences différentes selon qu’il est fait à la demande du salarié ou de l’employeur.</p>
<p>Le report de l’entretien préalable à l’initiative de l’employeur est dangereux.</p>
<p>D’une part, un nouveau délai de 5 jours ouvrables entre la seconde convocation et l’entretien préalable devra être respecté, d’autre part, la seconde convocation, en matière disciplinaire, doit intervenir dans le délai de deux mois de la connaissance des faits et, enfin, le délai d’un mois qui doit être respecté pour sanctionner le salarié, en application de l’article L 1332-2 du Code du travail, court à compter de la date de première présentation de la première lettre de convocation. (Cass. soc. 17.04.19, n° 17-31.228). Une telle initiative est donc à proscrire.</p>
<p>Le salarié peut cependant être amené à solliciter le report de l’entretien préalable au motif par exemple qu’il ne souhaite pas se déplacer.</p>
<p>Une appréciation au cas par cas devra être effectuée en prenant en compte la situation du salarié, la gravité des fautes reprochées, le motif invoqué, la présence ou non de représentants du personnel dans l’entreprise et la possibilité d’avoir recours à un conseiller du salarié.</p>
<p>S’agissant d’un licenciement pour des griefs constituant une simple cause réelle et sérieuse, l’employeur ne prend pas de risque à reporter l’entretien sur la base d’une demande du salarié formulée par écrit. En effet, le délai de 5 jours ouvrables commencera à courir à compter de la présentation de la première convocation (Cass. soc. 24 novembre 2010, n° 09-66.616) et le délai d’un mois à compter du second entretien.</p>
<p>L’employeur devra néanmoins, supporter la rémunération du salarié plus longtemps et aviser le salarié, en temps utile et par tous moyens, des nouvelles date et heure de l’entretien (Cass. soc. 29 janvier 2014, n° 12-19872).</p>
<p>S’agissant de faits susceptibles de caractériser une faute grave, l’employeur doit agir dans l’urgence, le salarié est fréquemment mis à pied à titre conservatoire et la faute grave empêche par nature le maintien du salarié au sein de l’entreprise.</p>
<p>Même si l’Ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020, relative à la prorogation des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pendant cette même période, devrait protéger l’employeur d’une irrégularité de procédure, il faut éviter un report de l’entretien.</p>
<p>Il est en revanche recommandé de convoquer le salarié bien au-delà du délai minimum de 5 ouvrables afin de le laisser s’organiser et lui permettre de trouver un conseiller ou collègue susceptible de l’assister lors de l’entretien.</p>
<p>Comment tenir l’entretien ?</p>
<p>Habituellement l’entretien préalable a lieu là où s’exécute le travail ou le siège social de l’entreprise avec la présence physique du salarié et de son conseiller.</p>
<p>En présence d’un motif légitime, ce qui ne devrait pas poser de difficulté en l’espèce, l’entretien préalable peut avoir lieu en un autre lieu.</p>
<p>Se rendre à une convocation pour un entretien préalable constitue a priori l’un des motifs de déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle prévu par le décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19.</p>
<p>Attention, l’entretien ne peut cependant être remplacé par un échange de correspondances ou par un entretien téléphonique (Cass. soc. 14 novembre 1991, n° 90-44195 D).</p>
<p>Un entretien en visioconférence ?</p>
<p>Les décisions sont peu nombreuses.</p>
<p>Dans un arrêt du 11 mai 2016, mais dans un contexte différent, la Cour d’Appel de RENNES a considéré que « L’employeur qui, tenu par ses propres nécessités d’organisation, a accepté de mener l’entretien préalable par visioconférence, ne peut se voir reprocher d’avoir, de façon fautive, négligé les contraintes du salarié  ». (Cour d’appel de Rennes, 11 mai 2016, n° 14/08483)</p>
<p>Dans une espèce où l’entretien préalable d’un représentant du personnel (procédure soumise à une procédure d’autorisation) avait été tenu par visioconférence alors que le salarié était présent dans l’entreprise mais le chef d’entreprise absent en raison des intempéries, la Cour administrative d’Appel de Bordeaux a indiqué en 2017 : « Si la société fait valoir que l’absence de M. Moraine lors de l’entretien préalable a pour cause des intempéries, elle ne justifie pas de circonstances de force majeure qui aurait empêché M. Moraine de se déplacer dans les locaux de l’entreprise, le 31 janvier 2012, jour où s’est tenu l’entretien préalable au licenciement  », laissant présumer que l’existence d’un cas de force majeur légitimerait le recours à la visio-conférence. (CAA Bordeaux – 18 décembre 2017 n°16BX00818)</p>
<p>Plus récemment, la Cour d’Appel de BOURGES, a jugé que « S’il est exact qu’aucune disposition légale ou réglementaire ne fait obligation à l’employeur d’informer le salarié de la tenue de l’entretien préalable en visio-conférence et que l’association X justifie par une attestation de sa directrice des ressources humaines que le système de visio-conférence utilisé par ses soins ne donne pas lieu à enregistrement, il n’en demeure pas moins qu’en l’absence de plus amples précisions sur le dispositif technique utilisé, force est de constater que ce dernier ne permet pas de s’assurer que seule Mme D était présente à distance pour l’entretien préalable de Mme Y ». (CA Bourges, Chambre sociale, 15 novembre 2019, n° 18/00201)</p>
<p>La Cour d’Appel fonde sa décision sur la crainte que l’entretien préalable ait permis à l’employeur d’être assisté de plusieurs personnes transformant ainsi l’entretien en véritable enquête (Cass. soc. 11 février 2009, n° 07-43056 D).</p>
<p>En suivant les enseignements de ces arrêts, l’employeur pourrait, compte tenu de la pandémie actuelle, avoir recours à un système de visioconférence sous réserve :</p>
<p>    Que ce procédé ne soit pas imposé au salarié mais qu’il demeure une faculté,<br />
    Que le salarié donne préalablement son accord express et non équivoque et par écrit,<br />
    Que le système de visioconférence ne procède à aucun enregistrement,<br />
    Que l’employeur paramètre le système pour que le conseiller du salarié puisse également assister également à l’entretien,<br />
    Que le salarié se réserve la preuve de ce que personne d’autre lui n’assiste à l’entretien.</p>
<p>Ce n’est que sous réserve de respecter l’ensemble de ces points que les tribunaux pourront faire preuve de compréhension.</p>
<p>Comment procéder à la notification du licenciement ?</p>
<p>En application de l’article L1232-6 du Code du Travail, lorsque l’employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception.</p>
<p>Même si la notification par lettre recommandée avec accusé de réception n’est pas prescrite à peine de nullité, elle permet d’une part, de s’assurer de la réception par le salarié de sa lettre de licenciement et, d’autre part, de conclure valablement une transaction après la notification.</p>
<p>Pour mémoire, dans un arrêt de 2018, la Cour de Cassation a constaté que « la transaction avait été conclue en l’absence de notification préalable du licenciement par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, ce dont il résultait qu’elle était nulle » (Cass. Soc. 10 oct. 2018, n° 17-10.066).</p>
<p>Il est déconseillé d’avoir recours à la lettre recommandée électronique avec accusé de réception qui ne permet de délivrer qu’une copie électronique de la lettre de licenciement et qui ne permet pas de garantir la réception par le salarié.</p>
<p>Il convient, à défaut de bureau de poste disponible, d’avoir recours à un Huissier de Justice pour la notification de la lettre de licenciement.</p>
<p>Même si une appréciation stricte de l’arrêt de la cour de Cassation d’octobre 2018 laisse à penser qu’une transaction ne serait pas possible après une notification de la lettre de licenciement par Huissier de Justice, un accord pourrait, selon nous, toujours être envisagé devant le bureau de conciliation et d’orientation du Conseil de Prud’hommes le moment venu.</p>
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